Marseille : ils fabriquaient des faux billets d'une "qualité exceptionnelle"

  • A
  • A
Marseille : ils fabriquaient des faux billets d'une "qualité exceptionnelle"
@ REUTERS
Partagez sur :

Une officine de fabrication de fausse monnaie a été démantelée à Avignon et Marseille par les gendarmes qui ont saisi des faux billets d'une "qualité exceptionnelle".

Gros coup de filet à Marseille et Avignon. Les gendarmes ont mis la main sur un réseau capable de produire pour plusieurs millions d'euros de faux billets. Les gendarmes ont en effet saisi 900.000 euros de faux billets d'une "qualité exceptionnelle", en coupure de 50 euros, ont annoncé vendredi le parquet de Marseille et la gendarmerie. Au total, onze personnes ont été interpellées et cinq ont été déférées devant la justice pour contrefaçon de monnaie et association de malfaiteurs. Un chef d'accusation qui leur fait encourir 30 années de prison. Le parquet de Marseille a également demandé leur placement en détention provisoire.

>> LIRE AUSSI - Essonne : il se fait livrer par colis des faux billets de 50 euros

Un laboratoire high-tech. L'enquête a démarré à Avignon à l'été 2014 après la découverte d'une officine de fabrication de faux billets et s'est poursuivie à Marseille où l'officine avait été transférée. Dans l'appartement des quartiers nord de Marseille, les gendarmes ont découvert un véritable laboratoire destiné à fabriquer les faux billets.

Un laboratoire high-tech avec les imprimantes les plus performantes connues sur le marché. Les gendarmes de la section de recherche d'Avignon et de la section de recherche de Marseille ont également saisi des ordinateurs et des imprimantes, ainsi que 10 cartons de papier pouvant servir à la fabrication de 8 millions d'euros en faux billets.

>> LIRE AUSSI - Paris : 60.000 euros en faux billets saisis

Une organisation internationale. Les billets sont d'une "qualité exceptionnelle", fabriqués par une "organisation internationale très structurée", a précisé Brice Robin, le procureur de la République à Marseille.

Le colonel Sylvain Noyau qui a dirigé l'enquête, a confirmé "la grande technicité" des faux-monnayeurs qui imprimaient leurs billets grâce à un "matériel sophistiqué" sur du papier qui avait toutes les caractéristiques d'un papier fiduciaire, notamment le filigrane inséré dans les billets.