Le patron d'ExxonMobil n'aime plus le gaz de schiste quand il s'installe près de chez lui

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Le patron d'ExxonMobil n'aime plus le gaz de schiste quand il s'installe près de chez lui
Sous la direction de son P-DG Rex Tillerson, ExxonMobile a investi 22 milliards d'euros dans le gaz de schiste.
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JÉSUITE – Rex Tillerson, le P-DG d'ExxonMobil, la plus grosse firme pétrolière au monde, s'insurge contre la présence d'une exploitation de gaz de schiste aux portes de son ranch texan.

Du gaz de schiste, oui, mais pas chez moi. C'est un combat que ne renieraient pas nombre d'écologistes opposés à l'exploitation du gaz de schiste, rapporte l'édition abonnés du monde.fr. Un combat mené par une poignée de riverains de Bartonville, une cité texane, contre l'édification d'un château d'eau destinée à stocker les réserves nécessaires à l'extraction du gaz de schiste via la technique controversée de la fracturation hydraulique. Rien de bien surprenant jusque là, sauf que le leader de ces citoyens outragés n'est autre que Rex Tillerson, P-DG de la plus grande firme pétrolière privée au monde et adepte du gaz de schiste, Exxon Mobile.  

Le calcul immobilier prime sur la fibre écolo. Comme sa fonction le laisse deviner, Rex Tillerson n'a rien du militant écologiste habituel. Son combat n'a rien d'altruiste, l'homme qui a investi plus de 22 milliards d'euros depuis qu'il a pris les rênes de la compagnie s'inquiète plus de la valeur immobilière de son ranch que de l'état du sol de la région. Il craint en effet que sa propriété, estimée à plus de 5 millions de dollars, ne soit dévaluée après la construction de cet inélégant château d'eau. Outre l'aspect esthétique, Rex Tillerson a du mal à se faire à l'idée qu'un baller incessant de camions vienne perturber la quiétude qui règne aux alentours de ses terres.

L'arroseur arrosé. Lorsqu'il s'est adressé au conseil municipal  de la commune, l'industriel s'est drapé dans l'indignation, rappelant que "chacun des propriétaires a choisi Bartonville parce que la ville a adopté des règlementations dont le but est de prévenir des constructions indésirables ne correspondant pas à la nature du voisinage". Une affaire qui fait mauvaise presse pour Rex Tillerson, au moment-même où l'entreprise qu'il représente soutient mordicus que la fracturation hydraulique ne pouvait pas nuire aux collectivités qui décidaient d'accueillir favorablement cette pratique.