Climat : trente villes européennes s'allient pour acheter écolo

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Climat : trente villes européennes s'allient pour acheter écolo
@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Trente grandes villes européennes se sont réunies à Paris pour annoncer un programme commun d'achats "verts".

Trente maires ou représentants de grandes villes européennes sont réunis jeudi à Paris sous l'égide d'Anne Hidalgo. A quelques mois de la conférence environnementale qui se tiendra en décembre à Paris, ces mairies, parmi lesquelles Rome, Bruxelles, Madrid, Lisbonne, Athènes, Londres ou Berlin, ont annoncé une initiative commune pour procéder à des achats groupés, afin de lutter contre le réchauffement climatique. François Hollande a salué cette initiative.

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Des bus, des bennes et de l'électricité. Les mairies concernées se sont mises d'accord sur trois grands types d'achats. Les petits cars électriques, pour le transport scolaire ou municipal, en font partie. Viennent ensuite les bennes à ordure, électrique elles aussi. Enfin, les capitales veulent s'associer pour acheter ensemble de l'électricité verte, produite à partir d'énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire). Paris, Rome et Bruxelles constituent le trio de tête de ce consortium écologique : on sait déjà que ce sont elles qui dépenseront le plus, même si aucun montant n'a été communiqué pour le moment.

Les premières commandes avant 2016. L'objectif est, d'un part, de faire des économies d'énergie. Mais aussi, et surtout, les capitales européennes veulent créer une dynamique pour que les industriels produisent à plus grande échelle des équipements propres.

"Nous attendons des économies d'échelle. Sur des petits véhicules municipaux, l'offre existe, mais seulement pour quelques villes, y compris de taille moyenne, et les prix ne sont pas abordables. Nous estimons qu'en nous groupant, nous pourrons sensiblement faire baisser les prix et favoriser l'extension des véhicules", explique au micro d'Europe 1 Patrick Klugman, adjoint à la maire de Paris en charge des relations internationales. "À terme, ce que nous espérons, c'est que cela devienne l'offre standard, que nous ne nous fournirons plus en moteur à essence, car l'offre sera là, variée et disponible", poursuit l'élu.

L'objectif est d'aller vite. Les premières commandes devraient être réalisées d'ici la fin de l'année, avant la conférence environnementale prévue à Paris en décembre. 

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