Vers une prime à la relocalisation?

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Vers une prime à la relocalisation?
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Christian Estrosi a évoqué cette piste jeudi lors des Etats généraux de l’Industrie, qui doivent dessiner la nouvelle politique industrielle.

Après la cagnotte pour encourager la présence des lycéens en cours, le gouvernement réfléchit à l’idée d’une prime pour encourager les industriels français à relocaliser leurs activités dans l’Hexagone. Il s’agit de la principale annonce faite ce matin par Christian Estrosi lors de l’ouverture, jeudi matin, des Etats généraux de l'industrie.

"Je propose que l'on étudie les moyens financiers et fiscaux pour aider à la relocalisation de la production et des moyens de Recherche et développement (R&D)", a déclaré le ministre de l’Industrie jeudi devant des représentants du secteur industriel et des partenaires sociaux. "Cela pourrait prendre la forme, par exemple, de primes à la relocalisation financées par l'Etat, variables en fonction des montants d'investissement et du volume d'emplois recréés."

En réponse à la fragilité des petites entreprises, Christian Estrosi a proposé à celles de moins de 100 salariés, les plus nombreuses en France, de développer "un modèle d'entreprise coopérative dans lequel les salariés auraient la majorité du capital". "Il ne s’agit pas de Kolkhozes", avait-il précisé dans un entretien paru jeudi dans Les Echos. Mais le statut de "coentrepreneur" est "un outil de patriotisme économique : la détention de la majorité du capital par les salariés permet de préserver les entreprises."

Christian Estrosi a également évoqué la piste d'un "crédit impôt innovation", en complément de l’actuel "crédit impôt recherche", pour aider les entreprises innovantes. Enfin, le ministre a suggéré l’idée de "prêts verts bonifiés au profit de l'investissement dans les processus industriels les plus respectueux de l'environnement".

Concrètement, les Etats généraux se dérouleront de "fin octobre à début février 2010". Ils seront organisés à trois niveaux : autour d’un "axe national", avec la mise en place du comité national de Etats généraux de l’industrie (CNEGI), d'un "axe régional", par l'organisation d'ateliers de travail en régions, et d'un "axe participatif", via un site internet. A l’issue de ces Etats généraux, "il sera temps pour le président de la République de présenter la nouvelle politique industrielle de la France", a conclu Christian Estrosi.

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