Le fion vendéen également appelé le flan maraîchin

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Produit du terroir est une chronique de l'émission Le grand direct des régions
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Chaque matin, Anne Cazaubon nous fait découvrir une spécialité du terroir.

Aujourd’hui, on touche le fion puisque c’est ce dessert vendéen que l’on va découvrir. Le fion vendéen, une sorte de flan à la cannelle, absolument délicieux.

Aujourd’hui, nous vous présentons le Fion vendéen mais pourquoi un tel nom ?

Pour tout vous dire, le mot Fion vient du patois car le flan se disait Fllun, Fiun et de là à ce que ça finisse en fion, il n’y avait qu’un pas très rabelaisien, que les vendéens, ont franchi allègrement.

Mais qu'est-ce que le Fion vendéen ?

Le fion est une spécialité vendéenne, plus précisément de l’Ouest de la Vendée, de la région maraichine dans le marais donc,  On est entre Challans, l’île d’Yeu et la belle côte Vendéenne.
C’est le dessert rituel des repas de Pâques. Il ne se vend d'ailleurs que deux semaines seulement avant l'évènement.
Ce Flan célèbre aussi "le moment le plus prolifique de la pondaison" parce que dans un flan, on met beaucoup d’œufs. C’était surtout l’occasion d’évacuer tous les œufs stockés pendant l’hiver, on les mélangeait au lait nouveau de printemps avec beaucoup de cannelle et donc on en faisait des flans pour régaler tout le monde.                                               

Ce flan est donc dans le studio du Grand direct des Régions ce matin.

Dans le Grand Direct des Régions, on ne lésine sur aucun effet, sur aucune prise de risque, on colle à l’actu et on n’hésite pas à déprogrammer une spécialité pour faire place à une autre.
C’est un peu ce qui s’est passé pour le Fion qui ne se fait pas à cette période de l’année puisque le Fion ne se cuisine exclusivement ou presque qu’au moment de Pâques.
Gros dilemme à la rédac donc, cellule de crise, on a tout imaginé et puis, ni une, ni deux : action-réaction !
Nous avons appelé Serge, un auditeur de l’Île de Ré, qui gentiment, nous avait envoyé les saucisses à la salicorne qu’il produit sur l’Île de Ré. Il était un peu notre indic sur place, notre correspondant local.
Serge a fait jouer son réseau, et a activé plusieurs leviers en Vendée, pour finalement nous donner le contact d’une boulangère qui voulait bien, exceptionnellement, nous cuisiner un fion.
Sauf que le Fion voyage mal, c’est un peu là son problème, il est fragile. Il a donc fallu l’acheminer jusqu’à ce studio et croyez-moi, Pékin Express à côté, c’est de la gnognotte.
Passons quelques rebondissements, mais c’est finalement Bradley De Souza, (rien que son nom est une invitation au voyage) notre super collaborateur de choc et de charme dont vous entendez les interviews dans le journal des Festivals de Guillaume Genton, qui s’est retrouvé dimanche soir, 23h, dans une gare d’Austerlitz quasi-déserte et un peu coupe-gorge il faut dire.
Là, un homme est descendu d’un train, et lui a remis ce que nous appellerons "la marchandise", un sac presque radioactif, dans lequel se trouvait le fion.

Bon, c’est aujourd’hui qu’il faut le manger parce que dans deux heures, il va devenir bleu ou se mettre à fumer et qu’à tout moment, un troisième bras peut nous pousser au milieu du ventre après avoir goûté à ce fion.
Ce Fion, c’est Anne-Isabelle, qui tient la boulangerie-tarterie  "l’atelier du clown blanc" à Challans qui l'a gentiment cuisiné pour le Grand direct des Régions.