Valls tragique à l'Élysée : au moins un mort

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Il y avait eu, en 1970, le "bal tragique à l'Élysée" d'Hara Kiri. Ce matin, Le Canard Enchainé le remet au gout du jour et titre "Valls tragique à l'Élysée : au moins un mort".

Aujourd’hui en France fait la liste des "derniers soutiens de François Hollande" et autant vous dire que "les troupes sont maigres" et l'inventaire vite fait.
Côté politique : Michel Sapin, Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine et Stéphane Le Foll.
Ajoutez-y Catherine Deneuve et Benjamin Biolay et quelques parlementaires : "ils sont moins de30 prêts à sauter avec Hollande par la fenêtre et je suis peut-être même au-dessus de la réalité" tranche un député socialiste.

Les sondages non plus ne sont pas avec lui, si l'on en croit la Une du Figaro : "2017 : Fillon distance le FN, Hollande hors course".
"quel que soit son candidat, la gauche serait balayée au 1er tour".

Pas de quoi décourager Arnaud Montebourg, qui affirme, en Une du Monde : "La victoire de la gauche en 2017 est possible".

Sinon, dans la presse, c'est un inventaire à la Prévert ou plutôt à la Verlaine.

Ainsi 20 Minutes titre "Le feu de l'amour" et expose "le révolver avec lequel blessa par balles son amant Arthur Rimbaud en 1873". L'arme est mise aux enchères aujourd’hui à Paris. "Voilà pour toi, puisque tu pars" aurait-il dit avant d'appuyer sur la gâchette.

La possibilité ou plutôt l'inquiétude pour une île, en Une de Direct Matin: "Quel avenir pour Cuba ?"

La Croix nous empêche de détourner le regard de la Syrie : "À Alep, la rébellion, prise au piège"

Quant à Libération, il promet "De nouvelles révélations sur un trafic d'État" et publie de nouveaux documents, révélant "comment 40 tonnes de cannabis ont été importées en France avec la complicité de la police sous couvert de démanteler des réseaux".

Pour terminer, un braquage en Une de l'Opinion : "Brexit, les Anglais braquent Bruxelles".
Sur son dessin, KaK a dessiné Boris Johnson et Teresa May, quittant l’hôtel Europa : "we're checking out" !" disent-ils. En emportant les peignoirs, le mini bar et le mobilier de la chambre.


Axel de Tarlé pour l'économie

"La Suède envisage la fin de l'argent liquide", c’est à lire dans Libération.

En Suède, le paiement électronique, par carte bancaire est roi.

L’argent liquide ne représente que 2% des transactions contre 44% en France ou même 79% en Allemagne.

Inutile donc d’avoir des billets de monnaie locale (la couronne) si vous avez prévu un voyage à Stockholm car les commerçant refusent, bien souvent, l’argent liquide.

Le Bus ne prend plus de liquide, il faut payer par carte ou tout autre paiement électronique.

Si vous devez deux euros (deux couronnes) à un collègue de bureau, là encore, vous pouvez le faire via un paiement électronique.

Même chose pour la quête dans les églises.

Une grande banque suédoise a développé une application mobile gratuite pour effectuer sans frais des transactions bancaires entre particuliers.

Les banques sont à la manœuvre car il faut dire que la gestion de l'argent liquide coûte cher. Elles doivent être transportées, comptées et il existe toujours un risque de braquage.

La Banque commerciale s’organise pour la fin du Cash et la suppression des DAB.

Ce qui chiffonne, la Banque Centrale, l’organe de tutelle qui émet la monnaie, c’est qu’elle a perdu la main.

Elle est inquiète notamment pour des questions de confidentialité puisque les banques privées connaissent tout de votre vie.

Elle souhaite développer une couronne électronique officielle. 

En Suède, il existe donc un véritable débat autour de la fin du cash.

La Banque Centrale, qui pratique les taux négatifs, est évidemment contre. Elle va pouvoir appliquer un taux négatif sur épargne particulier et ponctionner votre compte tous les mois.

L’argent liquide caché sous le matelas sera , pour le coup, en sécurité.


Eva Roque pour le programme télé

Instincts primaires : les coulisses d’une élection à 21 heures sur C8.

Il s’agit d’un documentaire savoureux sur l’organisation des primaires de la droite et du centre avec son lot de révélation.
Quand on n’a jamais organisé une primaire, difficile de savoir comment s’y prendre. Jérôme Chartier, porte-parole de Fillon, avoue avoir pris conseil auprès d’un homme de gauche tout en refusant de donner le nom de la personne.

En fait, les camps Juppé, Fillon et Le Maire avaient très vite compris qu’il fallait un maximum de votants pour avoir une chance d’éliminer Nicolas Sarkozy. La suite leur a donné raison.
Reste que ce qui est particulièrement croustillant, c’est d’entendre les commentaires des uns et des autres tout en connaissant le résultat final.

Le film regorge aussi de petites phrases assassines.
Au total, c’est 18 mois de tournage et plus de cent heures de film pour ce documentaire terminé hier.
L’équipe emmenée par Thomas Legrand avait en effet prévu de rajouter au dernier moment quelques minutes racontant le résultat final et les coller au documentaire déjà construit que j’avais pu voir au lendemain du premier débat.
Une version qui laissait penser que le duel opposerait Juppé à Sarkozy. Dommage…
La copie a dû être revue et complétée par des séquences ainsi que des commentaires, pour au bout du compte, un film remarquable de rigueur et passionnant.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Ovations à Bordeaux pour Alain Juppé dans Sud Ouest. Désormais maire à 100%, il a été accueilli par les applaudissements des fonctionnaires et des élus.

Dans le Progrès, mobilisation d'une équipe spécialisée de gendarmes pour lutter contre le vol de marchandises. Avant les fêtes, poids lourds et entrepôts sont des cibles de choix pour les malfaiteurs.

Le train plutôt que la voiture. Les Hauts-de-France et la SNCF veulent convaincre les salariés avec cette initiative que La Voix du Nord résume à la Une : "Testez le TER gratuitement". Des voyages gratuits que les entreprises peuvent proposer à leurs salariés pour une durée d'un mois.

L'histoire du jour c'est un appel à la prudence.

Particulièrement à l'approche des fêtes. Var Matin raconte l'escroquerie dont a été victime un couple de toulonnais. En septembre dernier, ils réservent sur Airbnb un luxueux chalet à Val d'Isère pour le réveillon à 555 euros la nuit. La réservation est validée mais lors d'un échange avec la propriétaire sur le site, elle se propose d'envoyer plus de photos sur l'adresse mail du couple. Et c'est là que le pigeon est ferré, parce que le reste se déroulera hors des clous de la plateforme. C'est via un mail imitant parfaitement les codes d'Airbnb que la réservation est confirmée et que le paiement va s'effectuer, 3.000 euros, que ce couple ne reverra jamais. Aujourd'hui, ils ne décolèrent pas d'autant que la même annonce a été aperçue quelques semaines plus tard toujours sur la plateforme. Mais Airbnb le rappelle dans les colonnes de Var Matin : "la règle numéro 1, c'est de ne jamais avoir d'échange en dehors de la plateforme".