Une "fake news" fait souffler un vent de panique à Washington DC

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Marion Calais 

L'indignation à la Une de La Provence, 9ème jour de grève des éboueurs. Une demi-douzaine d'arrondissements touchés.  Avec des monticules des déchets qui arrivent désormais à hauteur de passants. Conflit incompréhensible, spectacle infect se désespère la Provence. D'autant que syndicats et métropole ne discutent même pas. Un feuilleton peut-être bientôt bouclé. Celui de la fermeture de Fessenheim. Sera-t-elle validée le 6 avril se demande l'Alsace ? En tout cas, un conseil d'administration d'EDF est convoqué à cette date. Dans la Dépêche du Midi, bataille d'experts autour d'un tableau découvert il y a 2 ans dans un grenier toulousain. Des experts viennent de confirmer qu'il s'agit d'une œuvre du Caravage. Des spécialistes du Louvre se pencheront sur la toile à partir du mois de juin prochain.

 

L'histoire du jour est celle d'une généreuse donatrice

Très attachée à ses terres de villégiature en Haute-Savoie. Précisément au village de Excenevex, au bord du lac Léman. Environ 1.100 habitants. Un village qui vient de vivre Noël au printemps comme l'écrit le Dauphiné Libéré. Avec un chèque d'un million de dollars. Un peu plus de 900.000 euros. Un chèque signé d'une princesse venue de Dubai qui s'installe 5 à 6 mois chaque année dans son chateau des Roches. Et pour que sa fille puisse jouer dans ces moments-là avec les enfants du village, Latifa Bint-Maktoum -présentée comme francophone et francophile par le maire- a donc décidé de faire un don pour la construction d'un parc de jeux. "On veut faire quelque chose qui a de l'allure" promet le maire de cette commune presque finalement habitué à ce genre de largesses. Déjà en 2009, une autre dignitaire du Golfe avait donné 200.000 euros.

 


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EVA ROQUE 

 

Des racines et des ailes – France 3 – 20.55

 

Il y a des numéros plus ou moins bien réussis de ce magazine, et celui-là est d’une rare beauté. Carole Gaessler nous emmène en Andalousie le long du Gualdalquivir, un carrefour culturel et cultuel. Sur les bords du fleuve,  là où se côtoyaient les gitans, les maures et les juifs, le flamenco est né. Ici, on danse la Sevillana. Les bras et les mains comme des arabesques, et surtout on joue avec les émotions comme l’explique ce couple de danseurs Le flamenco, une tradition à transmettre, à partager. Comme celle du riz. J’ai découvert sur les bords de ce fleuve, des kilomètres de rizières. Savez-vous comment on le sème ? Un petit avion qui comme un canadair va lâcher mille kilos de riz.

 Des racines et des ailes, ce n’est pas seulement ces rencontres. C’est aussi l’histoire des lieux filmés avec précision. Vous allez découvrir les moindres détails des plus beaux sites de Cordoue, des palais de Séville, du château d’Almodovar del Rio pressenti pour être un des décors de la prochaine saison de la série Game of throne. Un voyage par procuration qui  fait du bien et qui instruit.


Sophie Larmoyer


Aux Etats-Unis, dans la capitale Washington, un vent de panique a soufflé ces derniers jours : la crainte d’un trafic d’être humain puisqu’un certain nombre de jeunes filles semblaient avoir subitement disparu !

Oui, c’est une affaire qui s’est emballée sur les réseaux sociaux,  un post sur Instagram donnait l’alerte : 14 jeunes filles avaient disparu en 24 heures dans le district de Columbia, essentiellement des jeunes noires. Très vite, le post est devenu viral  des stars de basket l’ont même partagé. Sur les réseaux sociaux circulaient les mots clefs "bring back our girls", ramenez nos filles, ou "missing DC girls", les filles disparues de DC. Un emballement tel que la police de Washington a tenu une conférence de presse vendredi dernier pour dire que cette information (14 filles disparues en 24h), était absolument fausse.

Elle n’est pas sortie de nulle part quand même  dans ces cas-là il y a toujours un fond de vrai

Oui il y a un fond de vrai mais en fait, il n’y a pas plus de disparition qu’avant, explique la police c’est sa communication qui a changé ! Elle a décidé de poster plus souvent les avis de recherche sur les réseaux sociaux pour résoudre plus vite certains cas. Et c’est là que Twitter s’est emballé, faisant circuler ces avis tous azimuts. Mais ce que les réseaux sociaux ne savent pas, et donc ne disent pas, c’est que 95% des disparues refont bien vite surface après une petite fugue : sur les quelque 500 cas de mineurs déclarés depuis le début 2017, presque tous sont rentrés à la maison.

Donc c’est encore ce qu’on appelle désormais une "fake news", une fausse information

Oui, mais qui aura révélé un sentiment d’inquiétude véritable au sein de cette communauté noire, qui représente la moitié de la population à Washington DC. Inquiétude et sentiment d’injustice. Une réunion publique a fait salle comble mercredi dernier, WAMU, la radio publique locale de l’Université l’a raconté sur son site : la population faisait face au chef de la police et à la maire de la ville. Et ce qu’elle a exprimé, c’est cette impression forte que la disparition d’une personne noire compte moins que celle d’une personne blanche. Ce que le Huffington Post appelle "le syndrome de la femme blanche disparue", dont souffriraient les principaux médias.