Primaire : Juppé reprend l'avantage sur Sarkozy

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ce matin, c'est un peu la Saint-Sarko, dans vos journaux.

Ça commence avec Libération qui adapte librement une chanson d'Aznavour et titre "Ses amis, ses affaires, ses emmerdes". Distancé dans les sondages, écrit Libé, Nicolas Sarkozy est rattrapé par une série d'accusations qui plombent sa campagne et son avenir.

Une tendance sondagière que confirme Le Figaro en Une : "Primaire : Juppé reprend l'avantage sur Sarkozy".

Nicolas Sarkozy victime aussi de "la vengeance de Fantômas", comme l'écrit Aujourd’hui en France. Fantômas, c'est Patrick Buisson, son ancien proche conseiller, qui balance tout dans son livre. Ainsi on apprend que Nicolas Sarkozy surnomme Christian Estrosi "l'abruti qui a une noisette dans la tête". François Fillon est "un pauvre type minable". Quant à Jacques Chirac, il est décrit comme "le plus détestable président de la Ve République".

Dans le Canard enchainé, c'est "Tartemolle" qui prend.

Tartemolle, c'est parait-il le surnom dont Emmanuel Macron a affublé François Hollande. Le canard qui commente à sa manière les mauvais chiffres du chômage : "Hollande a-t-il encore la tête de l'emploi ?".

L'Opinion s'arrête sur le budget 2017 présenté ce matin en Conseil des ministres et titre "L'embrouille".

Quand L'Humanité fait les comptes : "887 usines fermées depuis 2012 : les raisons d'une débâcle industrielle".

Pour rêver un peu, il y a La Croix qui nous assoit dans la voiture du futur.

Savez-vous combien de temps on passe, en moyenne, dans sa voiture au cours de sa vie ? Trois ans et dix mois et on y chante 4.803 fois, on parle tout seul 3.600 fois, on y a 141 fous rire et on y remercie un autre conducteur 4.513 fois.
L'étude publiée par Aujourd’hui en France a l'élégance de ne pas dire combien de fois on insulte les autres usagers de la route.

Axel de Tarlé pour l'économie

"Le nouveau concept de "Carrefour City" pour concurrencer Amazon", c’est à lire dans Les Échos.

Face à la concurrence d'Amazon, Carrefour est en train de repenser son concept de supérettes de centre-ville comme Carrefour City.

Que dois faire Carrefour ?

Il faut proposer tout ce qu'Amazon ne sait pas faire.
L’accent est donc mis sur les produits frais comme les sandwich, les plats cuisinés, la machine à jus d'orange ou la rôtisserie, où l’on peut acheter une cuisse de poulet. Ce sont uniquement des choses que l’on ne peut pas commander sur Amazon.
Le secteur du local et du bio est également une bonne idée dans ce contexte ainsi que tous les vins qu’ils soient blancs, rosés ou champagne, qui sont proposés au rayon réfrigéré et prêts à consommer.

Carrefour propose désormais la livraison gratuite à partir de 50 euros comme chez Amazon, mais son offre de service va plus loin puisque Carrefour City propose des Relais Poste, pressing et des services d'échange entre particuliers de livre ou de perceuse.

La généralisation de ce nouveau concept devrait prendre plusieurs années, chez Carrefour, on table sur deux à trois ans.

Carrefour croit plus que jamais à ce concept des petites supérettes de proximité, car les foyers sont de plus en plus petits notamment à cause des divorces mais aussi à cause du vieillissement de la population. En la matière, la grande distribution doit s’adapter comme au Japon qui est très avancé en matière de vieillissement. À Paris, Un foyer sur deux ne compte qu'une seule personne.

Eva Roque pour le programme télé

Stupéfiant à 22h40 sur France 2.

Trois mercredis par mois, vous allez pouvoir entendre ce générique, cliquez ici.

Du rock, reprise d’un titre de T-Rex, et un générique dans lequel on devine entre autres Michel Houellebecq ou encore Picasso.
C’est le nouveau magazine culturel présenté par Léa Salamé qui se détourne de la politique le temps d’une soirée pour le portrait d’un homme qui a acheté la couleur noire ou encore une rencontre avec Alain Delon.
Ensemble, ils repartent en Sicile, dans le palais qui a servi de décor au Guépard. Depuis 53 ans, Delon n’y était pas retourné

Stupéfiant, c’est beaucoup d’images mais pas de chroniqueurs, des portraits qui peuvent durer plus de 20 minutes, de l’art, de la musique, de la littérature ou du cinéma.
Un pari pour la chaîne, la journaliste et la société de production, en l’occurrence encore celle de Yann Barthès et de son acolyte Laurent Bon qui égrènent leurs émissions à la fois dans le groupe TF1 et sur le service public.

On a envie de croire à ce rendez-vous, à ce pari de l’intelligence par la culture. On a envie de croire que la culture peut être une drogue.
Regardez ce soir et on en reparle.

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

L'appétit chinois pour le lait breton, c'est dans Ouest France avec l'inauguration aujourd'hui à Carhaix de l'usine du groupe chinois Synutra. Le site produira de la poudre de lait infantile et trois autres usines verront le jour d'ici 2020.
Dans le Républicain Lorrain, 30 ans de mystère. Le 28 septembre 1986, les corps de deux petits garçons de huit ans étaient retrouvés près d'une voie ferrée à Montigny-les-Metz. Leurs parents attendent toujours la vérité, Francis Heaulme sera jugé pour ces faits l'an prochain.
Dans la Dépêche du Midi, un crash programmé pour vendredi. C’est celui de la sonde Rosetta ,partie il y a 10 ans aux confins de l'univers pour étudier des comètes.

L'histoire du jour c'est celle d'escrocs qui en ont sous le capot, c'est à lire dans Le progrès.

Des escrocs qui ont fait 183 victimes dans le Rhône entre 2013 et 2015 avec un scénario très bien rodé : un soi-disant militaire qui veut offrir une voiture à sa femme enceinte et qui prend contact avec un vendeur sur un site de petites annonces. Rendez-vous est pris le week-end, quand les banques sont fermées. C'est important pour éviter toute vérification parce que c'est grâce à un faux chèque de banque que la transaction est conclue. Les voitures sont ensuite revendues, envoyées à l'étranger ou éparpillées en pièces détachées. C'est donc un réseau très organisé et capable de produire de fausses pièces d'identité et de fausses immatriculation, qui est jugé cette semaine après deux ans d'enquête. 11 prévenus seront jugés et beaucoup d'argent à la clé avec 2,4 millions de préjudice estimé alors que pas un centime n'a été retrouvé.

Xavier Yvon pour la presse américaine

La presse américaine refait évidemment le débat et la star de ce debrief ce n’est ni Trump, ni Clinton, mais Miss Piggy.

Qui est-ce ?

Miss Piggy c’est un nouveau personnage dans cette série addictive qu’est la campagne présidentielle. En vrai, elle s’appelle Alicia Machado et c’était la plus belle femme du monde puisqu’elle a été élue Miss Univers il y a 20 ans à une époque où le patron du concours de beauté n’était autre que Donald Trump.

Elle a fait une entrée fracassante dans la campagne devant plus de 80 millions de téléspectateurs quand Hillary Clinton a cité son nom pendant le débat, enfin plutôt ses "surnoms" que Trump lui donnait : "Miss Piggy" (Miss cochonne) donc parce qu’elle avait grossi et "Miss Femme de ménage" parce qu’elle était Latino.

Donald Trump ce matin sur Fox News ne s’est pas renié : "oui oui c’était la pire Miss Univers que nous avons eu. Elle a pris énormément de poids, 20 kg, c’était un problème".

Le milliardaire a mordu à l’appât et le camp Clinton avait tout prévu, raconte le Washington Post, puisqu’il travaille avec l’ex-reine de beauté depuis cet été :
- Diffusion d’une pub de campagne sur son histoire après le débat
- Portrait d’elle, drapée dans un drapeau américain dans le magazine Cosmopolitan
- Plan média : une conférence de presse et une interview sur CNN notamment qui en a carrément fait un Breaking news.

Ce n’était pas une simple attaque dans le débat mais un plan presque machiavélique pour dire "voyez comment Donald Trump traite les femmes et les Latinos", une catégorie d’électeurs essentiels pour Hillary Clinton.

Pour finir, dans les médias ici, on a retenu autre chose du débat. Vous vous souvenez d’Hillary Clinton qui tousse ?

C’est Donald Trump qui renifle très souvent et très fort pendant le débat. Ça alimente depuis le web et notamment Twitter où l’on se demande ce qu’il a sniffé. L’intéressé s’est défendu à la télé d’être enrhumé en prétextant que tout ça est de la faute au micro qui était défectueux. Make America Snif again