Manuel Valls : Monsieur Déloyal

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

En deux mots, tout est dit en Une de Libération.

Libé qui propose ce matin, une photo de Manuel Valls, (bras croisé, avec cette attitude fermée, un peu hautaine qu'on lui connait bien). Il est "Monsieur Déloyal".
"En reniant ses engagements et le scrutin organisé par son parti, il dévalue un peu plus, à l'instar de François Fillon, la valeur de la parole politique".
Il est, écrit Libé, "le pivot devenu girouette".

"Valls, trahison et recomposition" en Une de l'Humanité.

Conséquence : "Le PS est en plein chaos" titre Aujourd’hui en France.

On peut pérorer, éditorialiser pendant des heures mais peut-être que cette phrase, prononcée par une électrice socialiste de toujours suffit : "Si Jaurès ressuscitait, il leur botterait le derrière".
Décidément, Jaurès d'un côté, de Gaulle de l'autre doivent être furieux, là où ils se trouvent.

"Chaos", le mot revient en Une du Figaro :"Valls rallie Macron et plonge le PS dans le chaos".

Est-ce "la fin d'un parti ?", s'interroge La Croix.

Quand L'Opinion titre sur "Un soutien explosif".

"Laché par Valls, Benoit Hamon se réconforte dans le Nord avec Martine Aubry" écrit 20 Minutes.

"Je suis aux côtés de Benoit Hamon depuis qu'il est tout petit et je le serai jusqu'au bout" a dit la maire de Lille.
On lit ça et on a presque l'impression que Martine Aubry va aller déposer le petit à l'école avant d'aller travailler.

Pendant ce temps, les affaires continuent.

Ça se passe en Une du Monde : "Affaires du FN : les documents qui accusent Marine Le Pen".
"Un courrier et des notes adressées à la candidate ainsi que le témoignage d'un ancien cadre montrent que Mme Le Pen connaissait le détournement présumé dans l'emploi des assistants des députés européens.

Sinon, il y a le Brexit qui fait la Une de CNewsMatin : "Royaume désuni".

Joli coup, au passage, pour Aujourd’hui en France qui publie en exclusivité une tribune de la Premier ministre Theresa May.

Elle se veut rassurante : "Nous quittons l'Union Européenne mais nous ne quittons pas l'Europe. Il ne s'agit pas, jure-t-elle, d'une tentative de faire du tort à l'union européenne".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

La presse italienne rapporte ces jours-ci l’histoire d’un enlèvement déjoué, mais pas de n’importe qui.

Un indice avec ce titre du Corriere di Bologna : "La tombe du Drake et le rapt déjoué". Vous savez qui est ce "Drake" ? Il avait un autre surnom, on l’appelait aussi "Il Commendatore", le Commandeur. Il s’agit d’Enzo Ferrari, le grand industriel italien.

Mais il est mort depuis un moment, Enzo Ferrari !

Depuis 1988, à 90 ans, mort et enterré à Modène, sa ville natale, dans le nord de l’Italie. Et c’est là qu’a eu lieu la tentative de rapt de sa dépouille ! C’est un groupe d’une trentaine de malfrats, basés en Sardaigne, qui avaient monté ce plan : piquer le cercueil de Ferrari, repartir avec un van et deux voitures, aller se planquer et demander une rançon, soit à la famille soit à l’entreprise. Le Corriere di Bologna nous dit que la bande travaillait à ce plan depuis deux ans ! Raté, ils étaient surveillés ! Le conseil régional anti-mafia a envoyé 300 carabiniers ont mené mardi matin un vaste coup de filet, ils ont arrêtés 34 personnes.

C’était qui, ces pieds nickelés ?

Des mafieux, spécialisés dans la drogue et les armes, et qui avaient des ramifications dans le nord du pays. Un journal régional, Il Resto del Carlino, évoque avec humour "une organisation criminelle à 360° qui dans une main tient une kalachnikov, dans l’autre de la marijuana, avec l’idée bizarre d’entrer au cimetière de San Cataldo et d’ouvrir la tombe du père de toutes les rouges", les rouges étant bien-sûr, les Ferrari.

Ça semble bizarre comme plan !

Surtout quand vous voyez l’endroit ! On se rend compte grâce à une petite vidéo du site de la Nuova Sardegna, un journal local de Sardaigne. C’est un mausolée immense. Le directeur du cimetière explique que voler un corps, repartir avec un cercueil, c’est impossible ! L’endroit est ultra sécurisé, il y a des caméras et des micros qui renvoient sur les Smartphones de ceux qui ont les codes et qui surveillent. Tout cela est directement relié aux forces de l’ordre. Bref : le cimetière est tout simplement imprenable.


Eva Roque pour le programme télé

Force de la nature à 20h50 sur RMC Découvertes

Il s’agit d’une série de documentaires scientifiques américains plutôt bien faits. Sauf si vous avez des tendances à la paranoïa.
Les scientifiques sont partis d’un constat : il y a plus de 65 millions d’années, un astéroïde s’est écrasé sur la terre et a provoqué notamment la disparition des dinosaures.
Et si ce phénomène se reproduisait, si un astéroïde de deux kilomètres de long tombait sur la Californie ?
Grâce à de récentes études, les scientifiques ont les moyens de savoir exactement ce qu’il se passerait concrètement. Et ça ressemble à un film de science-fiction.

En fait, derrière ce scénario catastrophe, le documentaire est très intéressant.
Vous allez comprendre le phénomène des astéroïdes, mais aussi tout savoir sur les moyens de détecter dans l’espace ces dangers naturels et puis surtout de quelles technologies on dispose pour sauver la terre d’un tel impact. Certaines méthodes sont farfelues, et d’autres plus ingénieuses.

Il y a une chance sur un million pour qu’un astéroïde de cette taille s’écrase sur de la terre.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

La Voix du Nord s'inquiète pour les ados face à la propagation du jeu de la baleine bleue sur les réseaux sociaux. 50 défis à relever, dont le dernier est la mort. Dans le Pas-de-Calais, quatre jeunes filles (adeptes du jeu) ont déjà été signalées.
Nouveaux blocages en vue aujourd'hui autour de Pau. "C'est reparti pour un tour" titre la République des Pyrénées. 200 camions devraient, comme hier, bloquer la rocade. Mobilisation contre le déménagement de la fête foraine sur une place trop petite selon eux.
À Nantes, ça commence à faire cher la montre pour réussir sa vie ! Une Rolex de collection (datant des années 70) a été vendue 297.600 euros. C'est un acheteur français qui l'a emporté.
 
L'histoire du jour nous emmène à l'école.

Lycée Emile-Loubet à Valence. Tout est parti d'un tweet furieux d'une élève. Anne y évoque les accusations d'indécence portées à son encontre par le personnel pour une jupe trop courte. "on m'a fait poser le bras le long du corps pour voir où ça arrivait" raconte-t-elle dans le Dauphiné Libéré. Dans la foulée, témoignages nombreux de jupes mesurées ou de maquillage et décolleté pointés du doigt. "C'est du délire", s'indigne la proviseure qui ironise : "on n'a que ça à faire de mesurer les jupes !". Alors c'est vrai que le règlement intérieur concernant les tenues vestimentaires a récemment fait l'objet d'un petit rappel via des affiches dans l'établissement. "les petits trous des jeans était parfois devenus des gouffres" assure-t-elle. Tout en rejetant les accusations de sexisme : "nous sommes un trio de femmes à la direction". en attendant, une association féministe appelle à manifester mardi prochain devant les grilles de l'établissement.