Les cadres d'Île-de-France rêvent de province

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Thomas Sotto - la revue de presse

Le Petit Quotidien (puisque c'est la rentrée...) titre sur une bonne nouvelle : "Le nombre de tigres dans la nature a augmenté pour la 1ere fois en 100 ans. Les protecteurs des animaux ont compté cette année 3900 tigres sauvages. C'est 700 de plus qu'en 2010. Tous ces tigres vivants sur 1 seul continent : l'Asie ! Voilà un bon sujet de discussion pour la cour de récré. Chez les + grands, la presse est plus "attendue"...La Croix titre "Une rentrée, des réformes"... Entre menace terroriste et réformes d'ampleur, Direct Mation nous annonce "Une rentrée sous tensions"/ "Tout change" poursuit Aujourd'hui. Sur son dessin, Ranson a croqué un élève (cartable sur le dos et faux airs de Macron : "J'ai décidé de renoncer à l'école pour créer mon propre mouvement" dit-il à ses parents. "A toutes les rentrées tu nous trouves un nouveau truc", lui répondent-ils. Dans Les Echos, Nicolas Sarkozy lui, répète sa leçon d'économie. "Il entend (notamment) revenir en arrière sur le prélèvement de l'impôt à la source." La politique, c'est (encore) la matière du jour. Interrogation du jour en une du Figaro : "Hollande peut-il encore se présenter en 2017 ?" "Macron nouvel obstacle sur la route de Hollande" titre Le Monde. "Peut-il faire turbuler le système ?" se demande L'Opinion. L'Humanité attaque Le Medef : "En campagne pour imposer son catéchisme." Et puis il y a le cancre, celui qui veut supprimer lui-même Bruno Le Maire. Enarque. "Pur produit du système d'élites français" écrit Aujourd'hui. Mais qui dans ce même quotidien affirme : "je veux supprimer l'ENA". Vous me copierez 100 fois "je ne scie pas la banche sur laquelle je suis assis"...


Xavier Yvon - Donald Trump occupe le front de tous les médias américains.

Donald Trump provoque une polémique avec sa visite au Mexique puis son grand discours sur l’immigration. Un mot-clé : "The Wall" (le Mur).

On a entendu parler que de ça : le mur, le grand mur que Donald Trump veut construire le long de la frontière avec le Mexique pour empêcher l’immigration clandestine responsable, selon lui, de la criminalité, du chômage et de tous les ennuis de l’Amérique. C’est le cœur de sa campagne. Il en a parlé sur tous les tons : on a vu un candidat à double visage aujourd’hui. D’abord au Mexique, où il est allé rencontrer le président Pena Nieto. Tous les médias ont été surpris qu’il aille dans un pays qu’il n’a cessé de diaboliser. Les immigrés mexicains sont "violeurs" et "dealers" selon ses propres termes. A Mexico, on a vu un Donald Trump sobre, diplomate, quasi présidentiel derrière son pupitre lors de la conférence de presse avec le chef de l’État mexicain…

"Nous allons construire ce mur, nous avons le droit mais les mexicains sont un peuple formidable et nous allons travailler ensemble au bonheur des deux pays" a dit en somme Donald Trump. Puis il est reparti dans son avion, et on l’a retrouvé, métamorphosé, quelques heures plus tard de l’autre côté de la frontière, en Arizona. Un Donald Trump survolté qui monte à la tribune et qui excite littéralement ses supporters avec son mur.

"Vous êtes prêts ? Nous allons construire un grand mur à la frontière sud, un mur immense, impénétrable, physique, puissant, et beau."

Le discours qui s’en suit est extrêmement dur sur l’immigration, il n'y a aucun assouplissement du candidat, alors que tout le monde attendait qu’il modère ses propositions. Tous les clandestins, 11 millions, seront expulsés. "On a vu du Nationalisme aux stéroïdes", a commenté un expert sur CNN à la fin. D’ailleurs les télé en continu sont encore en train d’en parler.

Xavier, j’imagine que les télé et les journaux commentent aussi cette une polémique avec le président mexicain sur le financement du mur ?

Dans la journée schizophrène de Donald Trump, il y a aussi ça. Le candidat a toujours martelé que le Mexique payera pour ces milliers de kilomètres de mur mais tiens, à Mexico, il affirme qu’il n’ a pas parlé de cet aspect avec le président mexicain, qui, lui dit "si si, je lui ai dit qu’il était hors de question de payer". Bon ça fait désordre, mais la bête de scène Trump a repris la main dans l’Arizona. Le président mexicain appréciera. En tout cas, Hillary Clinton n’a pas perdu une miette de cette journée.


Axel de Tarlé - l'exode des habitants d'Île de France.

Un cadre francilien sur deux prêt à baisser son salaire pour aller en région  (à lire sur le site de Boursorama). C'est pas beau le mot "francilien", ce sont les habitants d'Île de France. C'est une région repoussoir. (Paris, Val de Marne, Seine et Marne, Seine st Denis, Essonne, Haut de seine, Val d'Oise, Yvelines) : 12 millions d'habitants veulent fuir ! 

L’enquête de cadre-emplois montre que 8 cadre sur 10, habitant la région parisienne, voudraient vivre en région,  54 % prêts à baisser leur salaire pour ça, 48 % à changer de métier et 36 % à occuper un poste moins important.     Que reproche-t-on à l'Île de France ? Reproche n°1 : temps perdu dans les transports à 70 %,  N°2 le coût du logement à 57 %  et  N°3 environnement pollué à 55 %.

Villes préférées ? 

1/ Bordeaux,

2/ Lyon,

3/Nantes,

4/ Toulouse,

5/ Montpellier,

6/ Nice,

7/ Rennes,

8/ Marseille,

9/ Lille,

10/Strasbourg.


Eva Roque - Le lancement de Franceinfo

Vous avez peut-être déjà entendu le générique de Franceinfo, lancée hier contre toute attente sur Internet et les applications mobiles. J'ai découvert un Louis Laforge pas forcément rassuré. Ce soir vous allez voir une chaîne qui est née de l'alliance des rédactions de France Télévisions, France 24 et de l'INA. Il n'y a pas un seul duo homme/femme, ce sont des journalistes seuls, debout. J'ai beaucoup aimé le décor. On sent le milieu de la rédaction qui vit, sauf qu'hier soir à 23h j'ai cru que le présentateur allait finir tout seul dans le noir...

Il y a des nouveaux formats très intéressants, comme les déclarations de Donald Trump montées sans commentaire. L'utilisation d'écrans tactiles pour expliciter les sujets est pour l'instant encore "gadget". Les mouvements de caméras m'ont un peu surpris aussi : très dynamiques ils font artificiels. J'ai été plus obnubilé par la forme que par le fond pour l'instant. Il reste à rôder cette machinerie pour décider si on st convaincu de la pertinence de cette nouvelle chaîne télé.


Marion Calais - La rentrée dans la presse régionale

Au milieu des innombrables Unes consacrées à la rentrée, celle du Courrier Picard : "Terminé la plage, place aux cartables." C'est le Jour J pour 380.000 élèves picards. Dans la Provence, la traque aux filets sauvages lancée par l'association écolo Sea Sheperd, sorte de lutte contre le braconnage en mer. Avec parfois des filets non signalés qui peuvent atteindre les 500m, jusque dans des zones protégées. L'hommage de Midi Libre à Marc Riboud, photographe et artiste engagé. Il est mort à l'âge de 93 ans après avoir immortalisé les grands tournants du 20ème siècle

L'histoire du jour, c'est celle d'une curieuse visite dans une maison de retraite. Vous l'avez trouvée dans la Charente Libre.

Le journal décrit un EHPAD pas comme les autres. Sur un terrain de 29 hectares, au cœur du parc naturel régional du Périgord-Limousin, un EHPAD va être entouré d'une clôture de 2 mètres de haut, avec de solides piquets en châtaigniers. Il va falloir installer des barrières pour pouvoir organiser sereinement les prises de sang, les soins des dents. Cet ehpEHPAD va accueillir des éléphants à la retraite. C'est en tout cas l'objectif de ce couple de soigneurs belges qui vient d'acquérir une immense propriété au sud de Limoges. Les aménagements sont en cours et ce projet un peu fou fédère dans la région : des voisins se sont offerts de nettoyer les champs, d'autres ont ramené des bottes de foin pour les bêtes. Les éléphants qui sont désormais interdits dans les cirques dans de nombreux pays européens. Voilà pourquoi Tony et Sofie ont pris le pari de cette maison de retraite.