François Hollande peut-il renoncer ?

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Vous vous souvenez de la célèbre formule de Martine Aubry : "Quand c'est flou, c'est qu’il y a un loup !", lors du débat sur la primaire du Parti socialiste il y a cinq ans. Cette fois "La gauche lève le flou" sur sa primaire. Enfin ça, c'est ce qu'estime 20 Minutes en Une.

Mais ce n'est pas du tout l'avis de La Croix qui, au contraire, titre "La primaire du PS dans le flou".  En cause : "la candidature de François Hollande qui reste incertaine".

"François Hollande peut-il renoncer ?" s'interroge L'Opinion.

Autre rendez-vous fixé ce week-end, celui du Brexit !

"Le processus sera amorcé avant fin mars" nous dit Direct Matin qui titre "Le divorce est en marche !".

Un autre type de divorce fait la une de Libération : "Réfugiés, les 2 France". D'un côté, "des communes qui tentent d'accueillir au mieux les demandeurs d'asile" et de l'autre "des localités où la peur a pris le pas sur la raison". Libé qui nous propose "un voyage dans un pays dangereux".

Nicolas Sarkozy poursuit sa campagne, en Une du Figaro : "Mon plan pour baisser les impôts et les dépenses".

Quant à Aujourd’hui en France, il pose la question qui revient régulièrement : "Et si on supprimait les devoirs ?". "L'idée, qui fait son chemin, serait de remplacer le travail à domicile par des études encadrées en classe".

Axel de Tarlé pour l'économie

"Impôts et pain au lait : les leçons de Michael Youn à sa fille et à Cécile Duflot", c'est à lire dans L'Opinion.

Samedi, à l'heure du petit déjeuner, Michael Youn a lancé ce tweet : "Ce matin, "ma fille m'a demandé : papa, C'est quoi les impôts ?" J'ai mangé la moitié de son pain au lait, elle a compris"

Visiblement, cette vision spoliatrice des impôts n'a pas plus à plusieurs élus politiques.
Axelle Le Maire, secrétaire d'État au Numérique, a répondu : "Par contre son papa..." sous -entendu, lui n'a pas compris que les impôts, ça servait, avant tout, à financer la solidarité.
Cécile Duflot, elle, a tweeté "À ma fille, j'ai dit que grâce à eux (les impôts) n'importe quelle petite fille, si elle est malade peut être soignée. Elle a compris."

Alors, qui a tort ? Qui a raison ?

Les deux ont raison.

- Oui, les impôts vous mangent la moitié de vos revenus puisque les prélèvements obligatoires représentent 44,5 %.
- Oui, les impôts financent la solidarité. Même si en l’occurrence, la santé n'est pas financé par les impôts mais par les cotisations sociales que payent les travailleurs. C'est d'ailleurs l'un des reproches que l'on peut faire à la Sécurité sociale, elle se repose principalement sur les revenus des travailleurs.

Michael Youn a clos le débat en lançant : "En vrai, je suis très fier de payer des impôts et de participer à la redistribution des richesses." même si, hier, il s'est ému, de ces "leçons moralisatrices, donnée par les politiciens"

Eva Roque pour le programme télé

Certains l’aiment chaud à 20h55 sur France 5.

C’est un chef d’œuvre, une comédie de Billy Wilder considérée comme l’un des meilleurs films américains.
En 1929, deux musiciens de jazz poursuivis par des gangsters décident de se planquer en intégrant un orchestre de femmes. Joe devient Joséphine, Jerry s’appelle désormais Daphné. Ils rencontrent Alouette, une chanteuse et joueuse de yukélélé.
Un trio interprété par Tony Curtis, Jack Lemmon et Marylin Monroe.
Les deux hommes qui, dans leur costume de femmes, subissent la domination masculine.
 
L’histoire raconte que le tournage fut éprouvant. Perchés sur leurs talons, les deux comédiens ont dû supporter les retards de Marylin Monroe, incapable par ailleurs de retenir son texte. Il fallut parfois 59 prises pour la même scène.
Pourtant la magie opère et derrière une comédie hyper rythmée notamment par des dialogues savoureux, il est question du rapport entre les hommes et les femmes, d’homosexualité aussi.

Pour visionner une réplique culte de ce film, cliquez ici.

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

"Des citoyens en communion" dans Paris Normandie après l'assassinat du père Jacques Hamel en juillet, l'église a été rendue aux fidèles hier.
Mobilisation à Nantes pour tenter de retrouver Romain Barré, 38 ans. Il a disparu depuis mercredi soir, ses proches ont organisé des recherches hier à travers toute la ville.
Dans la Dépêche du Midi, le ras-le-bol des habitants de Portet-sur-Garonne, près de Toulouse. Depuis trois ans, un petit malin dépose régulièrement des clous sur la route. La gendarmerie a ouvert une enquête.

L'histoire du jour se joue sur scène ce matin, c'est à la Une de La Voix du Nord.

Une pièce de théâtre comme une catharsis dont la première a été jouée vendredi. Sur les planches, des acteurs professionnels et sept anciennes ouvrières de Samsonite : Brigitte, Isabelle, Renée, Annie, Paulette, Raymonde et Josiane. 10 ans après la liquidation de leur usine d'Hénin-Beaumont, elles racontent leur combat et notamment les piquets de grève, les barbecues devant l'usine en plein hiver, le porte-monnaie qui se vide et l'angoisse qui monte. Malgré tout, la ténacité, avec en point d'orgue, ce voyage aux États-Unis pour assister au procès de l'actionnaire principal. "On n'est pas des valises", c'est le titre de ce spectacle qui partira en tournée dans toute la région ce mois-ci. Un spectacle d'ores et déjà approuvé et validé par les autres anciennes de Samsonite. Elles étaient à la première vendredi, comme cette maman en larme venue avec sa fille pour, dit-elle, lui montrer que "derrière les terrils, on peut aussi trouver des héroïnes". D'ailleurs, elles poursuivent le combat : une plainte a été déposée l'an dernier en Grande-Bretagne.

Xavier Yvon pour la presse américaine

À la Une de la presse américaine, ce sont les révélations du New York Times qui ont sorti des feuilles d’impôts de Donald Trump. Visiblement, ça eu un effet dévastateur sur l’humeur du milliardaire, c’est ce que raconte le Washington Post.

Là on a le Trump en roue libre, il s’est totalement laissé aller samedi soir dans un meeting, juste après l’annonce du scoop sur ses impôts. Le récit du Washington Post est édifiant : Donald Trump devait lire un communiqué de neuf lignes et ça lui a pris 25 minutes. Il a totalement oublié le prompteur auquel il s’astreignait depuis des semaines pour mieux maitriser son message et son image. Il s’est arrêté au milieu d’une phrase pour attaquer violemment Hillary Clinton et est allé jusqu’à mimer son malaise du 11 septembre, cette fameuse vidéo où on la voit à deux doigts de s’évanouir. Trump, l’acteur, a rejoué la scène, il a imité la démarche chancelante et a fait mine de tomber. "Comment peut-elle se battre contre Poutine alors qu’elle n’est même pas capable de faire trois pas pour aller à sa voiture !" a hurlé Donald Trump. Puis il a enchainé, elle doit être "folle", elle devrait être en prison et il a fini en suggérant qu’elle n’était pas fidèle à son mari Bill.

On imagine la tête de ses conseillers qui tentent de le canaliser. C’est l’apothéose d’une des pires semaines de sa campagne, écrit le Washington Post : il a perdu largement le débat télé de lundi dernier, même s’il le nie, il a passé les jours suivants à polémiquer avec une ancienne Miss Univers, allant jusqu’à tweeter des insanités sur elle entre trois heures et cinq heures du matin. Dans le même temps, des médias ressortaient son apparition dans un film X des années 80 où il était habillé et ne faisait que de la figuration. Avec les révélations sur ses impôts, il fallait que Donald Trump expulse mais bon, il a affirmé au débat que son meilleur argument c’était son "bon tempérament".

À propos des révélations du New York Times, comment le journal a-t-il eu ses feuilles d’impôts ?

Par la poste, c’est arrivé dans une enveloppe dans la case courrier d’une journaliste et pour vérifier leur authenticité, les reporters du Times sont allés chercher l’ancien comptable de Donald Trump, retraité de 80 ans qui vit aujourd’hui en Floride, qui a reconnu les documents.