Erdogan s'arroge les pleins pouvoirs

  • A
  • A
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Un titre interpelle à la Une de l'Équipe : "À pleurer".

Avec une grande photo, juste en dessous, de ces supporters bastiais qui sont descendus sur la pelouse hier pour venir frapper des joueurs lyonnais. Écoutez ce que dit Vincent Duluc dans son édito, lui qui a vécu en une semaine l'attentat à Dortmund, les bagarres au stade de Lyon, et les échauffourées d'hier à Bastia : "Cette terrible semaine nous laisse avec une foi vacillante envers ce jeu et les hommes qui l'entourent, et un peu à court d'arguments pour tout dire".

L'autre photo qui interpelle en Une ce matin, c'est ce portrait de Recep Tayyip Erdogan.

Un portrait porté à bout de bras par un de ses supporters. "Erdogan s'arroge les pleins pouvoirs", c'est le titre en première page du Figaro après la victoire du "Oui" au référendum d'hier qui accorde des pouvoirs encore élargis au président turc.
Le Figaro se demande maintenant comment vont évoluer les relations entre la Turquie et l'Europe. "L'Europe va payer pour ce qu'elle a fait", avait dit Erdogan pendant la campagne après s'être fâché avec l'Allemagne et les Pays-Bas entre autre.

La campagne, chez nous avec le premier tour de la présidentielle dimanche.

Le Parisien se demande ce matin s'il faut réformer l'allocation chômage.
C'est l'un des thèmes qui divisent les candidats. Le journal explique que notre pays est parmi les plus généreux d'Europe envers les chômeurs et s'arrête sur le "modèle" anglais. Une fois licencié, vous êtes convoqué dans les deux jours par le Pôle Emploi local. 400 euros d'indemnisation par mois quel que fut votre ancien salaire et vous devez prouver que vous recherchez un job, 35 heures par semaine.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Un coup d’œil à la presse asiatique qui a été focalisée tout le week-end sur les tensions autour de la Corée du Nord, notamment après l’échec, hier matin, d’un test de missile de moyenne portée.

Le missile aurait explosé quatre à cinq secondes à peine après son lancement, selon les militaires américains. "L’échec de ce lancement doit piquer au vif Pyongyang, estime le quotidien le Korea Herald, surtout au lendemain du plus grand événement de propagande de l’année". C’était samedi, une gigantesque parade militaire a été l’occasion d’exhiber de nouveaux missiles. En ce moment, chacun montre ses muscles dans la région. De leurs côté "Américains et Coréens du Sud mènent des manœuvres militaires considérées comme une préparation d’invasion part le Nord". Les Américains ont également détourné leur porte-avions Carl Vinson et sa flottille pour qu’il vienne se positionner aux abords de la Corée. "L’animosité grandit dans la péninsule", se désole le Korea Herlald.

Ce que tout le monde craint, c’est évidemment l’escalade !

Bien-sûr ! Le quotidien chinois Global Times a interrogé des experts, qui craignent des "prises de décision irrationnelles" de part et d’autre. Dans un édito hier, le journal estime que malgré la pression américaine, Kim Jung-Un a tenté un tir de missile. Il a donc envoyé la balle dans le camp de Trump ! Comment va réagir Washington ? Le Global Times rappelle que le président américain a déclaré qu’il allait s’occuper de cette question nord-coréenne, seul s’il le fallait. Alors l’éditorialiste ne croit pas à l’option d’une frappe américaine sur la Corée du Nord, évoqué par certains mais "la priorité des priorités, écrit le Global Times, c’est d’empêcher un sixième test nucléaire de Pyongyang".

Ce nouvel essai nucléaire, ce serait une ligne rouge ?

Oui, et notamment pour Pékin, qui protège pourtant le régime de Pyongyang. Finalement Donald Trump a refilé la balle, d’une certaine manière, à la Chine : en rappelant hier encore qu’ils travaillent désormais ensemble sur le dossier nord-Coréen, "on va voir ce qui se passe", a twitté le président américain. Il y a quelques jours, des médias d’état chinois écrivaient qu’un nouvel essai nucléaire serait aussi une menace stratégique pour Pékin, qui se doit donc de répondre. Comment ? La Chine pourrait décider de stopper son approvisionnement de pétrole brut, réduire l’aide alimentaire ou encore restreindre les transactions nord-coréennes en devises étrangères qui passent par les institutions financières chinoises. Alors que la Chine a le sentiment que la Corée du Nord est sur le point de franchir la ligne rouge, Pékin va agir pour arrêter Pyongyang, espère la presse chinoise.


Eva Roque pour le programme télé

Le plateau télé de Catherine et Liliane à 19h10 sur Canal+ en clair.

Les deux secrétaires, stars du programme court de Canal+, sortent de leur bureau direction l’Olympia pour un spectacle d’une heure et demi avec des sketches et des vidéos.
Elles adorent la télé, et évoquent leurs souvenirs de la Petite maison de la prairie.

De toutes les saynètes, une est particulièrement réussie. Catherine et Liliane sont au supermarché pour acheter un pot de yaourt grec. Catherine craque et s’insurge contre tout ce qu’on peut trouver dans un rayon à commencer par un déodorant.

On oscille entre des séquences très drôles et des moments plus émouvants. Tout n’est pas parfait mais en revanche, la performance d’Alex Lutz et Bruno Sanches l’est.
Les deux garçons sont incroyables perchés sur leurs talons aiguilles. Ce spectacle leur permet de donner encore plus de chair à ces personnages auxquels on s’attache intensément.

Dernière petite pique de Catherine, elle écoute un morceau de Tino Rossi à la radio et se souvient de sa sœur qui, adolescente, adorait le rock.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Des canards qui échappent au vide sanitaire à la Une de l'Éclair des Pyrénées.
À Barcus, dans les Pyrénées Atlantiques, 200 personnes se sont mobilisées hier pour empêcher l'abattage massif de ces palmipèdes sains pourtant condamnés à l'abattage massif.

De son côté, Le Télégramme met en valeur cette initiative de taxis bretons : des taxis gratuits pour aller voter.
Si vous craignez de ne pas pouvoir vous rendre au bureau de vote dimanche prochain à cause de difficultés de déplacement, faites appel aux artisans taxis bretons qui proposent gentiment et civiquement ce service lors des deux tours de la présidentielle.

Dans la Voix du Nord, ce dispositif exceptionnel autour des plages du dunkerquois à partir de demain.
Après la découverte d'engins explosifs datant de la seconde guerre mondial, deux périmètres de sécurité vont être mis en place dans un rayon d'un kilomètre. La population n'aura le choix qu'entre partir ou rester à l'intérieur des logements. Pas le droit de mettre le nez dehors entre huit heures et 16h30, certains ont déjà fait des réserves de nourriture.

L'histoire du jour, c'est une usine sauvée de la fermeture.

C'est le Maine Libre qui nous raconte l'histoire de l'usine Gastronome de Luché Pringé. Une usine qui devait fermer, l'annonce avait même été faite par la direction il y a deux ans.
Depuis, les élus négociaient le meilleur accord possible. Les ouvriers, eux, maintenaient la pression en débrayant tous les jours.
Et le 30 avril, l'inattendu est arrivé. L'usine devait fonctionner pour la dernière fois.
les ouvriers avaient même prévu un barbecue d'adieu quand le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, annonce que l'usine a trouvé un repreneur.
Le Barbecue d'adieu s'est alors transformé en grande fête.
Aujourd'hui, le secrétaire du Comité d'entreprise en est convaincu: "on a été la preuve que tout est possible, si tout le monde y met du sien, il est possible de sauver un maximum d'entreprises".