Elle veut mourir et en appelle aux candidats

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ça commence par une claque avec la Une d'Aujourd’hui en France qui titre "Elle veut mourir et en appelle aux candidats".

"Elle", c'est Anne Bert. Une femme de 59 ans qui veut se faire euthanasier en Belgique. Atteinte de la maladie de Charcot, qui paralyse progressivement les bras, les jambes, puis le reste du corps, elle "ne peut plus, aujourd’hui, tourner les pages d'un journal".
"En accord avec ma famille, dit-elle, j'ai décidé de devancer l'horreur".
Anne Bert qui s'est fixé une limite : "Quand je ne pourrai plus me nourrir moi-même". Une échéance qui qui pourrait arriver avant la fin de l'été.
"Je ne veux pas d'une mort violente, ni vivre grabataire, j'aime trop la vie" dit-elle.
"Cette mère de famille ira donc en Belgique pour en finir. Un somnifère suivi d'une injection létale".
Elle a choisi de "s'exposer" car elle veut un débat public. "Il n'y a pas, dit-elle de Simone Veil ni de Robert Badinter sur le sujet".
Anne Bert a donc écrit aux candidats. "Seuls Macron et Hamon lui ont répondu pour l'instant". À l'approche de l'échéance, elle se pose encore une question : "Dois-je prévenir mes amis avant de partir ? Leur dire au revoir ?Je n'ai pas la réponse" souffle-t-elle.
"J'aimerais faire au mieux mais j'ai peur que ce soit trop intense".

Sinon vous trouverez de la politique en une du Figaro, de Libération, de CNewsMatin ou encore de L'Opinion (qui fait sa Une sur la "Crazydentielle").

La Croix nous explique que "les jeunes croient encore en l'Europe".

Et puis un clin d'œil à Plantu qui était avec nous hier et qui a tenu sa promesse : il y a bien une petite banane sur son dessin de Une, dans Le Monde.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse planétaire, il est question de cumulus, cumulonimbus et de cirrostratus. Bref, vous avez la tête dans les nuages.

Car hier, c’était la Journée mondiale de la météorologie. Les amoureux des ciels ennuagés (des scientifiques de la météo) se sont réunis à Genève. Ensemble, ils ont dévoilé le nouvel "Atlas international des nuages". D’où cet article de la Tribune de Genève, qui nous apprend que "De nouveaux nuages sont homologués par l’Organisation météorologique mondiale".

Ça existe l’homologation de nouveaux nuages ?

Il y a une classification très rigoureuse, en fonction de leur altitude, de leurs formes ou de leur densité. Avec 10 "genres" de nuages, subdivisés en "espèces", puis en "variétés". Il existe donc désormais une nouvelle espèce de nuage : le volutus, qui une sorte de rouleau. Et également cinq nouvelles variétés : asperitas, cauda, cavum, murus, ou fluctus qui ressemblent à des vagues. Il y a également désormais un nouveau nuage accessoire : le flumen. Vous avez aussi l’homomutatis, le nuage des traces faites par les avions dans le ciel.
L’Atlas des nuages est publié depuis la fin du 19e siècle, le dernier datait de 1987 et c’est une première : le nouvel Atlas est numérique. C’est un portail web fait par des météorologues du monde entier, et ouvert à tous, sur lequel vous trouvez quelque 600 photos, souvent magnifiques, avec plein d’explications.

À quoi ça sert d’étudier les nuages ?

Aristote, il y a deux millénaires, avait consacré un traité au rôle des nuages dans le cycle de l’eau. Aujourd’hui, on sait qu’ils jouent un rôle dans l’équilibre énergétique et le climat de notre planète. Évidemment, avec les photos satellites maintenant, on s’en sert un peu moins pour prédire la météo. Ceux qui savent regarder le ciel, à la campagne, vous diront quel temps il va faire. Et sinon, les nuages inspirent les artistes, ils servent à s’émerveiller, à rêver et c’est déjà beaucoup.

Pour trouver ce tout premier "Atlas international des nuages" sur internet, il faut le chercher en anglais : cloud atlas.

Pour y accéder, cliquez ici.


Eva Roque pour le programme télé

Elton John, a singular man à 22h45 sur Arte.

Il s’agit d’un documentaire sur un artiste qui en 1971 débarque à la télé avec ce tube, Your song.

Elton John était né. C’est un pianiste extrêmement talentueux, un mélodiste remarquable qui est capable de faire un tube en 10 minutes.
Ce film s’arrête sur le musicien évidemment, mais aussi sur l’homme engagé contre le sida et contre l’homophobie comme il le raconte.
Il a toujours fait preuve de franchise, alors qu’il évoque la nécessité de dialogue en politique, il fait une étonnante déclaration d’amour.

C’est un documentaire alimenté par une longue interview d’Elton John. Un film d’une heure, bien trop court, mais qui ne vous donne qu’une seule envie : réécouter tous les albums d’Elton John.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Voyages scolaires à Londres annulés assure l'Est Républicain. Ceux qui y sont actuellement ne seront pas rapatriés. En revanche, les élèves qui devaient partir d'ici dimanche doivent être annulés.
Nouvelle illustration des difficultés dans les hôpitaux de Marseille. Témoignages d'agents de la Timone dans la Provence. Propos effarants d'attente à rallonge en radiologie ou de quasi insalubrité : "une patiente atteinte de cancer obligée de quitter sa chambre dans la nuit parce qu'elle grouillait de cafards".
Une première en régions, l'arrivée de l'A380. Ce sera à Nice à partir du 1er juillet. Une liaison quotidienne avec Dubai assurée par la compagnie Emirates précise Nice Matin.
 
L'histoire du jour nous emmène à la neige.

Dans la check list : masques, lunettes de soleil, combinaisons, bonnets, OK. Mais on rajoute aujourd'hui, un petit classeur ou moins quelques feuilles car Val d'Isère a accueilli cette semaine un rendez-vous assez particulier. C'est Aujourd'hui en France qui le raconte ce matin. Un concours de start up en télécabine. "une idée qui nait dans un œuf, c'est quand même pas mal" résume la marraine de l'événement, la multimédaillée de skicross Ophélie David. Et sur les œufs de Solaise, la montée prend sept minutes. Tout juste le temps de présenter le projet et sur la descente, le temps pour le jury de débattre. Ils étaient 14 en lice. L'un d'eux, qui a oublié d'enlever ses lunettes de soleil face aux jurés, confie même avoir fait une reconnaissance pour voir à quel pilonne correspondait le seuil des trois minutes imparties à la présentation, les quatre autres étant réservées à des questions / réponses. Le concours organisé dans le cadre de la Coupe du monde étudiante de ski a récompensé une marque de prêt à porter éthique, Eskiv.