Le match barbecue contre plancha, Hotel Receptor de Raia del Vecchio et Pâques

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Le kiosque de Samuel Etienne est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Isabelle Quenin, Nicolas Carreau et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

Isabelle Quenin pour la consommation

Les grands week-ends de printemps sont enfin arrivés avec le premier barbecue à moins que ce ne soit la première plancha.

Barbecue ou plancha, difficile de mettre d’accord les accros des deux méthodes.
Ils ont néanmoins deux points communs, c’est à l’extérieur et c’est très sympa. Alors avant d’investir on rappelle les bases. À l’origine la plancha, c’était une simple plaque de tôle posée sur des braises, mais ça c’était avant.
Ce qui est essentiel pour une bonne cuisson c’est la température. Il faut pouvoir monter à 270 ° et surtout y rester donc, on fait donc attention au matériau choisi pour la plaque et surtout à son épaisseur.
Côté alimentation, on trouve du gaz et de l’électricité alors gare au cordon ou à la bouteille. Pour la plaque, il existe plusieurs possibilités. La fonte est le matériau des puristes sauf que c’est très lourd et que si elle n’est pas émaillée, elle va rouiller. On trouve aussi de l’inox et là attention, méfiez-vous de l’entrée de gamme : six millimètres ce n’est pas assez il faut au moins du 20 millimètres. Dernière possibilité de l’acier et avec une finition chrome dur, là, on est dans du haut de gamme.

C’est beau mais c’est cher !

Face à la plancha, le barbecue est un concept simple. On dépose les aliments sur une grille que l’on va mettre au-dessus d’un feu. Attention, pas de flammes que des braises, car les flammes carbonisent et c’est mauvais pour la santé.
L’alimentation historique du barbecue c’est le bois, et il faut savoir gérer ; méfiez-vous des sarments de vigne qui ne sont pas toujours une bonne idée. Les vignes en France sont traitées donc le sarment gardera la trace des pesticides, alors si en plus vous les faites bruler pas idéal sauf à trouver des sarments de vigne Bio.
Pour contourner la difficulté on trouve des barbecues alimentés au gaz ou électrique ce qui fait bondir les puristes.
Le maniement du barbecue, moins lourd que la plancha, peut être dangereux. Il faut donc un sol stable, à l’abri du vent et loin des haies.
Une seule personne doit en être responsable et on délimite un périmètre pour que les enfants ne s’approchent pas. Il est conseillé de prévoir un seau de sable à proximité.
Plancha ou barbecue, c’est vous qui voyez sauf qu’il faut bien les nettoyer avant de les ranger jusqu’au prochain week-end.


Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Hotel Receptor de Raia del Vecchio aux éditions Phébus

Nicolas Carreau s’est perdu ce matin.

Perdu dans le monde de l’hôtel Receptor qui donne son nom à ce roman de Raia del Vecchio chez Phébus. C’est l’histoire, très banale pour l’instant, de Igor. Il est invité chez des amis pour le week-end. A la campagne, à Clairbois. Un lieu un peu paumé, pas très facile à trouver, il y a un changement quand on y va en train. Mais bon normalement, lui ont dit ses amis, pas de problèmes. Il suffit juste de ne pas se tromper de train lors de la correspondance. Deux d’entre-deux affichent la même direction. Alors, il ne faut surtout pas prendre le premier, un omnibus. Il faut monter dans le deuxième. Igor est sur le quai, il voit le premier train arrivé. Il ne monte pas. Mais au moment où il entend la sonnerie qui indique la fermeture des portes, il a un doute, il a peur que ce soit en fait le bon train. Bref, comme un réflexe, il saute à bord.

Mais il n’est donc pas dans le bon train ?

Le train doit quand même s’arrêter à Clairbois, mais ça va être long, c’est l’omnibus. Beaucoup trop long puisqu’Igor s’endort dans le train et rate Clairbois. Alors, ce sont des choses qui arrivent, pas de panique. En plus, on lui dit qu’une fois au terminus, le train repart dans l’autre sens. Donc pas d’inquiétude, il suffit de rester dans le train, mais le voyage dure toute la nuit. Arrivé au terminus, les choses ne se passent pas comme prévu. Le train ne repart pas. Il faut donc descendre. Mais c’est très étrange. Il y a là seulement un hôtel, l’hôtel Receptor. Igor a bien essayé de trouver un train retour, mais il n’y en a pas et personne n’est capable de lui dire si un nouveau train passera un jour.

Il reste donc à l’hôtel Receptor ?

Oui, mais ce n’est pas si simple. L’hôtel est complet. Igor apprend qu’il faut réserver des années à l’avance et la plupart des clients y restent des années. Igor est bloqué, il n’a aucun moyen de repartir. Il doit se résoudre à rester là en tant qu’employé de l’hôtel. Et Igor ira de découverte en découvertes, toutes plus étranges les unes que les autres. C’est un roman entre rêve et réalité. Très fin, bien construit. On est toujours à la lisière de la folie sans jamais y tomber complètement. D’ailleurs, peut-être, peut-être que l’arrivée d’Igor dans l’hotel Receptor n’est pas aussi accidentelle qu’il y parait.

L’hôtel Receptor donc, c’est chez Phébus.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

À la Une, évidemment c'est Pâques.

Une urgence pour un œuf, dans Ouest France.
les pompiers ont été appelés hier à la rescousse pour aller chercher un œuf coincé dans un arbre.
La maman n'a pas hésité à appeler les hommes du feu pour aider son fils à récupérer son chocolat.
Du coup, les pompiers ont publié un carton rouge sur leur compte Twitter : "n'abusez pas des numéros d'urgence".

Des œufs, il y en a plein vos journaux ce matin.
De nombreuses communes organisent des chasses aux œufs géantes. C'est le cas à Nevers, comme nous le raconte le Journal du Centre.
Des chasses aux œufs aussi amusantes que pédagogiques nous raconte le Populaire du Centre.

Mais Pâques c'est aussi la messe Urbi et orbi du Pape François.
Il est à la Une de l'Écho Républicain : "Son plaidoyer pour le paix"
Le Saint Père qui a appelé hier à la paix au Moyen Orient et en Syrie, pays martyrisé et victime d'une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort.

La personnalité du jour est également à l’honneur de ce week-end de Pâques.

Il s'appelle Yannick Frain et son portrait est dressé dans Ouest France au milieu de ses agneaux de pré salés.
Avec son fils, ils conduisent un troupeau de 1.200 brebis à Roz sur Couesnon en Ille et Vilaine.
Il nous raconte le quotidien de ses bêtes, nées en décembre, qui pâturent 10 à 12 heures par jour sur un millier d'hectares de prés salés.
Au menu: des plantes qui résistent au passage de marées car ici, l'eau recouvre l'herbe au moins une journée par mois.
Et Yannick Frain nous le dit, c'est ce qui donne une viande moins grasse et plus douce en bouche, avec un goût moins prononcé que l'agneau classique.
Dans les deux semaines qui précèdent Pâques, ils vendront environ 100 agneaux sur les 900 que compte le troupeau.