Le jambon n’a plus la cote, Comment être un bon époux et les législatives qui se préparent

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Le kiosque de Samuel Etienne est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag pour la consommation

Il y a une petite révolution dans les assiettes françaises puisque le jambon, plat de base depuis des années en France, est sur le déclin.

Le jambon coquillettes ou même le plus chic jambon de Bayonne n’a plus la côte. Il faut d’abord se rendre compte que la charcuterie, c’est un marché qui pèse sept milliards d’euros, et qui est en augmentation depuis 15 ans. Donc tous les mouvements sont observés à la loupe. L’année dernière n’a pas été bonne et le premier trimestre de 2017 est en recul de 4%. Non seulement les Français achètent moins de charcuterie, mais quand ils le font, c’est en plus petite quantité.

Que s’est-il passé ?

C’est un changement en profondeur des habitudes de consommation. Il est évident que la mise en garde en 2015 de la société de recherche sur le cancer a troublé les esprits faisant un lien entre la trop grande consommation de viande et le développement de cancer colorectal. Il y a aussi et surtout les scandales sanitaires à répétition avec les vidéos abominables de maltraitance dans certains certains abattoirs, ou encore la viande cheval qui s’immisce dans les plats surgelés, sans oublier les intoxications alimentaires avec des steack hachés retirés en urgence des rayons des supermarchés.
 
Comment réagissent les producteurs ?

À chaque fois, c’est la même réponse : une montée en gamme des produits pour satisfaire la nouvelle exigence des consommateurs. Pour le jambon, c’est ce qui explique le succès des produits espagnols, issus de porcs élevés dans la nature et nourris avec des châtaignes. Pour le bœuf, l’une des parades, c’est la vente par internet. Certains éleveurs se regroupent pour assurer la livraison de viande en ligne et en directe, sans aucun intermédiaire. Résultat, du haut de gamme mais sans les marges qui rendraient le produit totalement inabordable et surtout, la garantie d’une totale traçabilité de la viande car le plus souvent en circuit court.


Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Comment être un bon époux/épouse, Equateurs

Des leçons de savoir-vivre.

Comment être un bon époux ou comment être une bonne épouse. Deux livres, un pour madame, un pour monsieur, publiés aux éditions des Équateurs. Avec des conseils donc pour se conduire convenablement en société avec son époux ou son épouse.

Ça a l’air très moderne.

Effectivement, ça date un peu, 1936 exactement. Mais c’est très bon de le lire maintenant, ça permet de mesurer le chemin parcouru depuis. On a bien avancé. Le livre sur les bonnes épouses s’ouvre sur un petit avertissement : "Aucun doute là-dessus : la femme a davantage d’influence sur son mariage que sa moitié. S’il existe des tensions au sein de votre couple, ne rejetez donc pas la faute sur votre époux. Demandez-vous honnêtement si vous faites de votre mieux".

Aujourd’hui, c’est un procès en misogynie.

À l’époque, c’est la base. Et ça continue : "Si votre maison n’est ni gaie ni accueillante, ne vous attendez pas à ce que votre mari y passe plus de temps que nécessaire". Et tout est à l’avenant. Les deux livres se divisent en chapitres : Relations personnelles, habitudes (habitude veut dire : ne vous laissez pas aller après le mariage, continuez de vous faire belle…), cuisine et nourriture, vêtements, finances. "Ne prétendez pas être occupée lorsque votre époux veut vous parler des finances. Toutes les femmes devraient se tenir au courant de la situation de leur mari". Il y a aussi un thème conversations, recevoir. Bref, le manuel complet !

Et pour le mari ?

Ce sont presque les mêmes thèmes, vus d’une autre position. Évidemment, il n’y a pas le chapitre cuisine, faut pas exagérer. En revanche, il y a éducation des enfants. Il y a quelques bons conseils : "Ne reprochez rien à vos enfants à moins d’être certains qu’une faute a été commise". Et aussi "traitez toujours votre femme avec bienveillance en présence de vos enfants. S’ils vous entendent la rabaisser ou la contredire en permanence, ils perdront inévitablement tout respect pour elle ou pour vous". C’est addictif, c’est un livre qui se lit à voix haute. Demandez à mes voisins de bureau, on ne peut pas s’empêcher de dire : écoute ça, écoute ça.

Effectivement, on sent comme un décalage avec ces conseils des années 30. Comment être un bon époux et Comment être une bonne épouse donc aux Équateurs.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, les législatives qui se préparent.

Avec des incertitudes comme celle qui plane sur l'avenir de Laurent Wauquiez. Le parti Les Républicains a confirmé son investiture en Haute-Loire. Lui, réserve sa décision car une élection au poste de député l'obligerait à quitter la présidence de la région Rhône-Alpes / Auvergne au nom du non-cumul des mandats.
Elle, devra choisir ! C'est à la Une de la Nouvelle république. Marisol Touraine, ministre de la santé sortante, devra choisir entre En Marche et le Parti Socialiste.
Certains, en revanche, ont déjà pris leur décision. Comme l'ancienne ministre Marie-Arlette Carlotti qui ne se représentera pas, assure La Provence, dans la 5ème circonscription des Bouches-du-Rhône. Ou Thierry Braillard qui renonce à Lyon comme le titre Le Progrès. Elle met en avant "le besoin de renouvellement de la vie publique". Lui, dénonce le non-respect de la parole donnée : malgré son ralliement au parti d'Emmanuel Macron, un candidat de la République en Marche a été investi pour sa circonscription. Le secrétaire d'État aux sports annonce se mettre en retrait de la vie publique.

La personnalité du jour est qualifié ce matin de cyberhéros français.

C'est Le Parisien-Aujourd'hui en France qui lui a attribué ce qualificatif. Mathieu Suiche a 28 ans, il est installé à Dubaï où il a fondé une entreprise de sécurité informatique il y a trois ans et d'où il a œuvré tout au long du week-end pour tenter de limiter l'impact de la cyberattaque de vendredi.
Lui affirme avoir empêché 10.000 machines d'être contaminées dans 76 pays. Le tout, en empêchant deux nouvelles versions du virus de se propager. "C'est exponentiel, explique-t-il au Parisien, dès qu'il y a une machine infectée, ça se propage à tout le réseau". On dort peu confie-t-il.
Lui qui, à l'image de quelques informaticiens, a tenté à son niveau de lutter contre l'attaque. Un Britannique de 22 ans est lui aussi parvenu à contrer le logiciel malveillant empêchant 200.000 machines d'être infectées.