Fêtes de fin d'année : l'appel aux dons du sang

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L'info santé du jour est une chronique de l'émission Allô Europe 1
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L’Établissement Français du Sang lance un appel aux donneurs de sang en cette période de fêtes car les dons sont plus faibles en ce moment alors que les besoins, eux, restent toujours aussi élevés.

A la Une :
- Un appel est lancé aux donneurs de sang
- La fin officielle de l’épidémie d’Ebola en Guinée
- Les ravages du binge-drinking sur le cerveau

Mais on commence par ce joli conte de Noël :

C’est un peu la belle histoire du jour et un cadeau que la maman du petit Noah n'attendait pas. Sandrine est veuve et mère de 3 enfants : des jumeaux de 13 ans et un garçon de neuf ans, Noah, atteint d'une tumeur au cerveau.
Ses collègues  de l’usine de fonderie dans laquelle elle travaille, en Mayenne, à Evron, près de Laval lui ont offert 213 jours de congés payés pour pouvoir s'occuper de son petit garçon. Au total, pas moins de 300 employés se sont cotisés. Un geste qui leur a paru totalement normal. Parmi eux, Anthony, qui témoigne au micro Europe 1 de François Coulon.

 
Les dons du sang doivent s’intensifier pour la fin de l’année.

Suite aux attentats du 13 Novembre, on se souvient de la forte mobilisation des donneurs de sang mais les besoins restent élevés et, en cette période de fêtes, les dons sont habituellement plus faibles et ne suffisent plus à subvenir aux besoins des hôpitaux.
D’où l’appel aux dons lancé par l’Établissement Français du Sang qui rappelle que "les réserves sont habituellement fragiles au mois de janvier, après les fêtes de fin d'année et que les besoins, eux, ne baissent pas". 10.000 dons sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades.
On rappelle, à toutes fins utiles, que pour donner son sang, il suffit d’être âgé de 18 à 70 ans, de peser plus de 50 kg, d’ être en bonne santé, d’avoir un taux d'hémoglobine dans le sang d'au moins 12,5%,  de manger suffisamment avant de vous présenter dans un centre de collecte,  munie de votre pièce d’identité.

 
C’est officiel, l’OMS annonce la fin de l’épidémie d’Ebola en Guinée. 

La règle de l’organisation mondiale de la Santé est simple : un pays est déclaré libre du virus Ebola après expiration d’un délai de 42 jours à partir de la guérison ou du décès du dernier patient contaminé. C’est désormais le cas pour la Guinée.
Au total, Ebola aura fait plus de 2.500 morts dans le pays. Des trois pays les plus touchés par l’épidémie qui avait démarré fin 2013, seul le Libéria est toujours classé en zone d’épidémie après en être sorti plusieurs fois cette année. La Sierra Léone, elle, hors d’atteinte depuis Novembre.

 
Le binge-drinking affecterait visiblement le cerveau.

Le binge-drinking, c’est cette pratique courante chez les adolescents qui consiste à s’enivrer très rapidement.
Cette mode des  "bitures express" importée des pays anglo-saxons s’étendrait de plus en plus chez les jeunes français et toucherait 14% des 15-24 ans et 10% des 25-34 ans.
A l’extérieur, comme à l’intérieur, cela fait des ravages. C'est démontré une nouvelle fois, dans une étude publiée dans la revue Addiction Biology.
Le constat est sans appel : Le binge-drinking altère la matière blanche et la matière grise du cerveau. Ces atteintes sont toujours là un an plus tard !
Si les jeunes boivent, ce sont les adultes qu’ils deviendront qui vont trinquer puisque ces comportements laissent des séquelles irréversibles.
Sur le plan fonctionnel, cela se traduit par une moins bonne mémoire de travail, celle qui nous permet de retenir à court terme des informations dont nous avons besoin pour comprendre un raisonnement, mais aussi lire, chercher une information, apprendre.
Une étude qui tombe à point nommé, à quelques jours du réveillon, même si la difficulté consiste à définir l’entrée dans le binge-drinking. Pour le professeur Michel Reynaud, président du fond Action Addiction, ce serait "Consommer régulièrement au moins six verres en 2 heures".

 

On termine avec le chiffre du jour :

6, comme 6h. C'est le temps que le virus de la bronchiolite peut vivre sur les objets des tout-petits : les tables à langer, les jouets, les chaises hautes, les doudous…Bien penser donc, en plus de se laver les mains et de ne pas embrasser l’enfant malade, de nettoyer tous ces objets de son environnement pour éviter toute contagion.