Vers un "Brexit panic" ?

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Les conséquences du Brexit sont de plus en plus concrètes : fuite des capitaux et chute de la Livre sont-ils les premiers symptômes d'une crise type subprimes ?

La Bourse en franche baisse, elle clôture à -1,79% à 4159 points.

Les inquiétudes montent sur le chaos britannique

La Livre a encore reculé à 1,31 dollar, le taux le plus bas depuis 31 ans. La Banque d’Angleterre a pris des mesure pour aider le crédit. Mais cela ne suffit pas à écarter les craintes.

Le chiffre : 50 euros

La BCE a livré son nouveau billet de 50 euros, avec un hologramme réputé infalsifiable. Le 50 euros est de loin le plus utilisé, en totalisant 8,5 milliards d'unités à fin mai 2016, soit 45% de l'ensemble des billets en circulation. La BCE, comme les allemands, croient à la survie du paiement en liquide malgré les offensives de paiement électronique

Le pays du jour : l’Espagne

La croissance espagnole pourrait atteindre 3,2% cette année, contre 2,7 selon la prévision précédente, a dit le ministre des finances. Les effets du Brexit et des mauvaises créances des banques italiennes semblent mineurs. La croissance avait déjà été de 3,2% en 2015, l’un des meilleurs scores d’Europe

Le fait du jour : Les capitaux fuient l’immobilier à Londres. Trois fonds ont dû bloquer les retraits. Est ce le début d’une panique financière post-Brexit ?

Le Brexit n’avait pas eu - jusqu’ici -  l’effet de catastrophe annoncée. La bourse a fléchi deux jours avant de se reprendre. La Livre a reculé, certes, mais pas de plongeon. Et La première émission réalisée aujourd’hui par le Royaume-Uni depuis la victoire du Brexit s'est effectuée à un taux historiquement bas très bas, de 0,382% pour des obligations à 5 ans.

Donc pas de Brexit Panic ?

L’immobilier est toujours le maillon faible. Souvenez-vous que la crise des subprimes est d’abord une crise de l’immobilier aux États-Unis

A Londres, les investisseurs plient bagage.

Ils se disent qu’investir dans des bureaux à Londres n’est plus forcément ce qu’il y a de mieux à faire. Les banques s’interrogent pour délocaliser. Les étrangers ont suspendu leurs investissements à la négociation qui s’ouvrira avec l’UE. Du coup, beaucoup d’investisseurs veulent se dédire et reprendre l’argent qu’ils avaient mis dans des projets de bureaux. Les retraits sont tel que deux fonds immobiliers britanniques Standard Life et Aviva Investors ont dû bloquer les retraits. Est-ce le début d’une vraie panique suite au Brexit ? Le risque financier commence à se cristalliser a dit le gouverneur de la BoE

En tout cas grande nervosité. Les titres des banques avaient fortement subi le choc, c’est au tour de toutes les valeurs de l’immobilier.