Une possible inversion de la courbe du chômage

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Au premier trimestre 2016, les embauches hors intérim de plus d'un mois ont augmenté de 5%, notamment grâce au dispositif "embauche PME". 

La Bourse stable

+0,10% à 4571. Les résultats d’entreprise sont en général bons, conformes aux attentes, mais le rebond est gâché par le pétrole qui retombe. La grève au Koweit est finie

Le fait du jour : des premières indications pour 2016 montrent enfin cette fameuse inversion de la courbe du chômage

Les créations d’emplois repartent. Au premier trimestre, le nombre de déclarations d’embauche hors intérim de plus d’un mois augmente de 5 % selon l’ l'Acoss. Cette progression s’explique par le  mise en œuvre, le 18 janvier dernier, du dispositif "embauche PME" : les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient de 4.000 euros sur deux ans en cas d’embauche en CDI ou en CDD d’au moins six mois d'un salarié rémunéré jusqu’à 1,3 fois le SMIC. Le gouvernement attend cette année 30 000 embauches de ce dispositif. 

Plus globalement, d’après le programme de stabilité,  L’effet global des mesures de réduction du coût du travail est estimé à 150.000 postes. Et au total, après 95.000 emplois créés en 2015 en France , 190.000 postes supplémentaires sont attendus en 2016. Dont 130.000 dans le secteur marchand. Mais cela suffit-il à faire baisser le chômage ? D’après le gouvernement, oui. L’insee ne prévoit que 37 000 créations d’emplois au premier semestre. Le Haut conseil des finances publiques souligne ce trop d’optimisme. 

Dans le même temps, le nombre de gens qui arrivent sur le marché du travail est d’environ 60 000 par an. C’est beaucoup moins que dans les années 80 ou 90. Donc même avec le chiffre de l’INSEE, on arrive à une baisse du chômage. L’institut prévoit que la taux de chômage descendra de 10,3% actuellement à 10,2% fin juin. 

Donc le pari de François Hollande sera gagné, mais la difficulté pour lui sera de convaincre que « la France va mieux » alors qu’il y a eu 700 000 chômeurs de plus et, en fin de mandat, un recul à marche d’escargot.