Marchés financiers : une crise qui rappelle celle de 2008

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Les experts de la finance, les banquiers, les analystes craignent que le monde entre dans une nouvelle crise très grave.

La Bourse en chute

-1,72%. On est revenu aux 4.000 points, à 4.404 points. Les pertes ont été réduites dans la journée, Paris avait perdu jusqu’à 3,5%.
La cause est la même : la Chine. La bourse de Shanghai perdait 7% avant que les mécanismes bloquent les transactions. En outre des problèmes techniques sur ces mécanismes de coupe circuit mal calibrés et derrière elle une crise des pays émergents.

Le chiffre du jour

0,86%, c’est le taux payé par la France pour un emprunt de neuf milliards ce matin de l’agence France Trésor. Le taux, qui était un peu remonté ces derniers mois, est reparti à la baisse. Le taux moyen des obligations d’État françaises à 10 ans enregistré l’an dernier, qui s’est établi à 0,93 %.

Le fait du jour c’est la chute des marchés financiers. Le financier Georges Soros a dit que la situation lui rappelle la crise de 2008 . Il a raison ?

Les experts de la finance, les banquiers, les analystes craignent comme Georges Soros que le monde entre dans une nouvelle très grave crise. Le motif c’est la crainte d’abord de fortes tensions géopolitiques au Moyen Orient ou encore dans la mer de Chine.

Elle a aussi une origine économique : la récession gagne beaucoup de pays émergents, Brésil, Russie, pays producteurs de pétrole. Ces pays se sont endettés depuis 10 ans à des taux bas. La confiance des marchés était gagée sur la croissance très rapide de ces pays. Ils sont maintenant en croissance plus lente voire en récession. Ils ont donc moins de recettes pour rembourser. En plus les taux vont remonter. Ce sont les États Unis qui dictent la loi, et eux vont bien, assez bien : l’inflation est basse, la Réserve fédérale abandonne la politique monétaire laxiste qu’elle avait depuis plus de 10 ans. C’est un changement complet dans la finance mondiale dont on mesure encore mal les conséquences d’où cette sorte d’angoisse de Georges Soros et des autres financiers.

Ils regardent l’endettement non seulement des États du sud mais des dettes des entités quasi publiques : 840 milliards suspects, selon JP Morgan. Krach obligatoire. Mais il faut raison garder, la Chine qui est au centre de cette angoisse, ne va pas s’écrouler. Le FMI prévoit toujours que l’objectif officiel de 6,5% soit atteignable.