Guillaume Pepy prend position dans le conflit à la SNCF

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Les inondations se rajoutent au manque à gagner de la SNCF provoqué par la grève. Guillaume Pepy appelle les cheminots à un "geste de solidarité."

La bourse de nouveau en baisse ? 

Oui, -1%, à 4 421 points, quatrième séance de baisse. Le marché a été déçu par les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. Les créations de poste ont été très faibles en Avril. 

Le chiffre du jour 

2500, c'est le montant en francs suisses du revenu universel imaginé par un collectif de citoyens, ils ont réuni en Suisse près de 100 000 signatures, ce qui a débloqué une "votation" sur le sujet, organisée dimanche dans 26 cantons. Les citoyens devront se prononcer "pour" ou "contre" le revenu universel. L'idée est de donner un filet de sécurité à tous ceux qui ne travaillent pas et de remplacer toutes les aides existantes en accordant 2500 francs suisses par mois. Cela peut paraître très élevé mais il faut savoir qu'en Suisse le seuil de pauvreté est fixé à près de 2000 euros. Cependant cette idée n'a que très peu de chances de passer, car selon les sondages six électeurs sur dix y sont opposés.

L'entreprise du jour

Le groupe Accor a désormais comme premier actionnaire, Xin Jiang, un groupe chinois contrôlé par la municipalité de Shanghai, qui a monté au capital du groupe petit à petit, rachetant des parts entre le mois de Janvier et maintenant. L'actionnaire a désormais 15% du capital d'Accor, mais cela ne devrait pas s'arrêter là car il convoiterait les 11% détenus par les fonds Colonie Capital et Euraséo. L'Etat français suit avec attention l'évolution du dossier, avec l'objectif de limiter le contrôle de cet actionnaire qui détient par ailleurs un concurrent d'Accor (Louvre Hôtel, propriétaire de Campanile et des hôtels Première classe). 

Le fait du jour
Guillaume Pepy prend position dans le conflit à la SNCF et souhaite de la suspension de la grève "en solidarité avec les Français qui subissent les conséquences des intempéries. On a besoin de tout le monde, je sais que les cheminots sont capables de mettre leur drapeau dans la poche en geste de solidarité." Alors cet appel n'a pas du tout été entendu, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont annoncé dans la foulée qu'ils maintenaient leur préavis de grève. Sud-Rail a même appelé à durcir le mouvement. 

De son côté Guillaume Pepy fait les comptes : les dégâts des inondations se chiffrent déjà pour la SNCF en dizaines de millions d'euros, auxquels il faut rajouter les coûts de la grève, de 15 à 20 millions d'euros chaque jour. Soit un total de manque à gagner entre 135 et 180 millions d'euros. Dans la gestion de cette grève Guillaume Pepy apparaît fragilisé. Ce matin le ministre des transports Alain Vidalis a été très ferme "c'est l'Etat qui décide". En effet c'est le ministre qui a directement négocié avec les syndicats grévistes et qui a complètement dévitalisé le plan initial de la SNCF sur l'organisation du temps de travail. Une réunion est aussi prévue en fin de journée au secrétariat aux Transports, c'est bien l'Etat qui est "aux manettes." Pas de quoi pourtant faire vaciller Guillaume Pepy, "je suis à mon poste, avec mes équipes et à fond..." même si le président de la SNCF s'était étranglé, sur Europe 1, en apprenant les concessions de l'Etat. 

Manuel Valls l'a annoncé ce matin, il prendra des décisions sur la "la trajectoire financière" de la SNCF. Le temps presse, l'Euro de foot approche, dont la SNCF est le transporteur officiel...

Chronique réalisée par Anne-Laure Jumet