Formule 1 : le retour d'Aston Martin

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Aston Martin va revenir en Formule 1 après plus d’un demi siècle d’absence des circuits.

La Bourse à nouveau en recul

-0,45% à 4.443 points. Le CAC a réduit un peu ses pertes dans la journée grâce à Wall street mais les déclarations mitigées de la FED hier soir ont quand même grisé les perspectives sur l’économie américaine.

La personnalité du jour

Jean-Sébastien Jacques, le responsable de la branche cuivre et charbon de Rio Tinto, va en prendre la présidence. C'est une belle réussite pour ce Français de 44 ans, centralien. Le groupe australien Rio Tinto est le deuxième conglomérat miniers le plus important du monde.

Le come back du jour

Aston Martin va revenir en Formule 1 après plus d’un demi siècle d’absence des circuits. La firme anglaise, célèbre pour avoir fabriqué la voiture de James Bond, va le faire en accord avec Red Bull Racing, déjà présent en F1. Les deux vont en profiter pour préparer une hypercar commerciale qui sera dévoilée dans les deux mois.

Le fait du jour : l’État pourrait venir au secours d’EDF en lui apportant de l’argent. C’est le signe que le géant de l’énergie ne va plus bien

EDF est financièrement exsangue. Le groupe traine une dette datant de la construction du parc nucléaire et il fait face à une montagne d’investissements comme l'enfouissement des déchets, la prolongation des centrales existantes et la préparation d’ici à 20 ans du renouvellement de son parc de 58 centrales. En visite à la centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne, Emmanuel Macron a assuré que l’État était prêt à venir réinjecter de l’argent dans l’électricien dont il est l’actionnaire principal (85 % du capital). L’État a déjà renoncé à se faire payer cash son dividende, mais il lui faudra faire beaucoup plus.

La coûteuse construction de deux centrales nucléaires en Grande Bretagne est critiquée y compris en interne. Son prix, de 23 milliards d’euros ne semblant pas réaliste. Le directeur financier a d'ailleurs démissionné pour cette raison il y a deux semaines. Mais le patron Jean-Bernard Lévy persiste et signe : il  a besoin de ces deux centrales qui vont gagner de l’argent et qui vont permettre d’abaisser les prix pour les futures EPR dont la France aura besoin dans 15 ans. Emmanuel Macron a défendu ce projet. Le ministre porte son attaque sur  la gestion passée en dénonçant trop d’avantages salariaux accordés aux salariés.

L’amusant est de voir le gouvernement hausser les salaires des fonctionnaires et un ministre qui estime que ceux d’EDF sont trop gâtés. Mais il a raison : l’État va aider EDF, il devra l’aider aussi en accordant des hausses de tarifs ce qui ne sera pas populaire, en échange, EDF va devoir engager une sévère cure d ‘austérité.