Angleterre : vers une nationalisation partielle de la sidérurgie ?

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Le gouvernement britannique envisage une nationalisation partielle de la sidérurgie.

Les bourses s’envolent

+ 3,32% à 4490. On note un soudain optimisme du au pétrole remonté à 44 dollars le baril après ces rumeurs d’un accord entre l’Arabie Saoudite et l’Iran à la prochaine réunion de l’OPEP le 17 avril.
Les bonnes nouvelles de Chine où l’économie se stabilise selon l’OCDE, doivent également favoriser cette hausse.

Le chiffre du jour

Le programme de stabilité présenté ce mercredi en Conseil des ministres confirme la trajectoire de déficit public de la France, celui-ci devant revenir de 3,5% en 2015, à 3,3 % du PIB cette année, puis 2,7 % en 2017.

Le fait du jour : le gouvernement britannique envisage une nationalisation partielle de la sidérurgie. Qui l’eut cru de la part de conservateurs ?

Tout est venu du groupe indien Tata qui avait racheté la sidérurgie britannique et néerlandaise en 2006 et qui a annoncé fin mars qu’il réalisait trop de pertes et allait donc la fermer. Le groupe emploi notamment 15.000 emplois à Port Talbot au pays de Galles mais globalement 40.000 emplois seraient concernées par cette fermeture en Grande-Bretagne.
Évidemment c’est l’émoi. David Cameron, à deux mois d’un référendum sur le Brexit, n’a pas besoin de ça.

Son secrétaire d’État a évoqué une nationalisation, comme Arnaud Montebourg pour les aciéries de Gandrange il y a trois ans.
Puis, il est finalement revenu en arrière parlant de co-investissement avec un autre repreneur. On évoque désormais un simple prêt sans intérêt de 200 millions de livres à quiconque serait intéressé.

Y en a t il ?

Liberty House, une firme de commerce qui a déjà repris certaines activités de Tata en Écosse, là pas de doute sur ce candidat.
En fait Port Talbot perd un million de livres par jour à cause d'une gigantesque surcapacité mondiale qui coule les prix. L’origine vient de Chine où le ralentissement de l’économie a poussé les sidérurgistes à écouler leur surproduction à l’export.
Elles ont explosé en mars de 30%.

Que faire ?

Bruxelles est sommé de bloquer l’acier chinois vendu en dumping mais tout le monde craint des mesures de rétorsion sur autre chose, le vin, les Airbus ou autre