Six mois ferme pour Nabilla

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Nabilla comparaissait hier pour "violences volontaires aggravées" contre son compagnon Thomas Vergara.

Le fait média du jour, c’est le procès de Nabilla qui s’est tenu hier au tribunal correctionnel de Nanterre. La jeune femme comparaissait pour "violences volontaires aggravées" contre son compagnon Thomas Vergara. Elle a été condamnée à 6 mois de prison ferme, mais elle ne retournera pas en prison.

Revenons d’abord sur le déroulement de ce procès qu’on a pu suivre, minute par minute.

Oui et si on a pu le suivre d’aussi près, c’est parce que les acteurs principaux de ce feuilleton judiciaire, Nabilla et Thomas Vergara, qui était partie civile dans ce procès, ont été très actifs sur les réseaux sociaux.

Sur leurs comptes Snapchat notamment, ils ont posté plusieurs photos tout au long de la journée. La jeune femme a décrit son départ pour Nanterre d’abord, avec une image prise derrière le pare-brise d’une voiture, assortie de cette petite phrase : "8h54 : direction le tribunal" ; la salle d’audience, ensuite, avant l’arrivée des juges ; puis une photo de son compagnon, illustrée d’un cœur cette fois, comme pour témoigner une fois encore de l’amour indéfectible qui l’unit à Thomas Vergara.

Son compagnon qui lui aussi s’est livré à l’exercice par un selfie d’abord, avec un gardien de la paix en arrière-plan, ou encore avec une photo de son avocat, Maître Fradet.

On est habitué à suivre les journées de Nabilla et de Thomas sur les réseaux sociaux, mais il n’empêche que la pratique a de quoi surprendre. Une journée au tribunal et un procès, ça n’est pas une virée au zoo de Thoiry ou une soirée arrosée au Buddha Bar.

En revanche, cette pratique, elle n’est pas illégale. La loi interdit d’enregistrer ou de diffuser, par quelque moyen que ce soit, le contenu des audiences. En revanche, lorsque ces audiences sont suspendues, aucune interdiction. On notera seulement qu’en milieu de journée, à la pause déjeuner, la jeune femme a supprimé plusieurs messages de son compte Twitter. Des messages et des commentaires de journalistes.

Car dans le même temps, le déroulement de cette journée au tribunal, on a aussi pu le suivre grâce à des journalistes présents dans la salle d’audience et qui rapportaient les propos tenus… Et notamment cette scène où Nabilla propose à une magistrate qui dresse son portrait de refaire la fameuse phrase qui l’a rendue célèbre : "non, mais allo quoi ?". Une scène un peu surréaliste, il faut bien le dire.

Finalement, que dit le jugement ?

La jeune femme comparaissait sous le motif de "violences volontaires aggravées" à l’encontre de son compagnon Thomas Vergara et le jugement rendu hier en fin de journée, a reconnu la culpabilité de Nabilla. Aux yeux de la justice, la jeune femme de 24 ans a donc bel et bien poignardé son compagnon, à deux reprises, en 2014.

Elle encourait une peine maximale de sept ans d’emprisonnement et de 100.000 euros d’amendes. Elle a écopé finalement de deux ans de prison, dont six mois ferme.

Le juge est allé dans le sens du procureur de la République. En milieu d’après-midi, dans son réquisitoire, il réclamait une peine de trois ans d’emprisonnement, dont huit mois ferme, assortis de la possibilité que ces huit mois soient "aménagés", c’est-à-dire que Nabilla puisse payer sa dette à la société en dehors d’une maison d’arrêt.

Donc Nabilla ne va pas retourner en prison.

Non. Avec ce réquisitoire, l’objectif du procureur était de trouver la peine la plus équilibrée possible pour la jeune femme "de ne pas compromettre sa socialisation actuelle" tout en "la dissuadant de récidiver".

Des conditions qui ont donc été retenues par le juge… Cet aménagement de peine signifie que Nabilla peut éviter la prison. La jeune femme va pouvoir convertir cette peine en sous la forme de travaux d’intérêt général.

Le président du tribunal correctionnel de Nanterre a également assorti la peine prononcée à l’encontre de Nabilla, d’une obligation de soins, d’une mise à l’épreuve de deux ans et d’une interdiction de port d’arme pendant cinq ans.

Écoutez la réaction de Nabilla, recueillie hier par Le Parisien, à sa sortie du tribunal :

Nabilla est sereine, elle remercie la justice… Ce verdict, c’est surtout la fin de ses mésaventures judiciaires. Et le début d’une nouvelle vie.