On n'est pas couché pertubé par des manifestants de Nuit debout

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Alors que Laurent Ruquier recevait le président du Medef Pierre Gattaz dans On n'est pas couché, des manifestants du mouvement Nuit debout ont tenté d'envahir le plateau de l'émission.

Le fait média du jour, c’est le plateau d’On n’est pas couché infiltré samedi par des manifestants du mouvement Nuit debout.

Des membres du collectif ont réservé un accueil très particulier à l’un des invités de l’émission de Laurent Ruquier.
Cet invité, c’était Pierre Gattaz. Le président du Medef, se rendait sur le plateau d’On n’est pas couché pour présenter son livre, La France de tous les possibles.
Tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu puisqu’au moment de s’installer sur le fauteuil de l’invité, le patron des patrons a dû essuyer les huées d’une partie du public.
Arrivée plutôt mouvementée pour Pierre Gattaz. Cet accueil chaotique lui a été réservé par une quarantaine de personnes, installées dans les rangées réservées aux spectateurs de chaque côté du plateau.
Une quarantaine d’agitateurs qui portaient des masques à l’effigie de plusieurs personnalités politiques au pouvoir : François Hollande, Emmanuel Macron, Myriam El-Khomri, mais aussi de membres de l’opposition : Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy, ou encore Patrick Balkany.
Ces spectateurs ont repris en chœur un refrain célèbre, "Merci Patron !", une chanson des Charlots.
Une chanson qui a donné son titre à un documentaire, sorti au cinéma au mois de février. Un documentaire social, un réquisitoire contre le patron de LVMH, Bernard Arnault. Un film signé par le journaliste François Ruffin, qui était lui aussi invité sur le plateau de Laurent Ruquier samedi soir.

Laurent Ruquier qui est parvenu à faire revenir le calme sur le plateau.

L’animateur est rapidement intervenu pour faire redescendre la température dans le public et pour permettre à son invité de s’exprimer.
Cet appel au calme, on va considérer qu’il a été entendu, enfin partiellement au moins. Tout au long de son interview, Pierre Gattaz a régulièrement été sifflé par le groupe d’agitateurs.
Un moment assez rare en télévision, surtout pour une émission enregistrée. Celle qui était diffusée samedi soir avait été enregistrée vendredi mais la production d’On n’est pas couché a fait le choix de conserver cet incident dans le montage final.

On a compris que ces agitateurs appartenaient au collectif Nuit Debout, qui occupe la place de la République à Paris depuis plusieurs semaines.

Un message posté sur Twitter dans la journée de samedi par le mouvement citoyen nous apprenait qu’une quarantaine d’activistes avaient décidé de mener cette action "humoristique et pacifiste" pour interpeller Pierre Gattaz.
Mais dans leur message, le collectif donnait aussi d’autres détails et notamment sur la manière dont les services de sécurité ont géré cette situation inhabituelle.
Il raconte que les activistes ont été expulsés du plateau, que leurs cartes d’identité ont été saisies, pour être photocopiées. Pire, certaines personnes auraient été menacées de licenciement et un téléphone portable aurait été confisqué par la production.
La production qui réfute en bloc ces accusations. Ce matin, l’entourage de la société Tout sur l’écran de Catherine Barma nous indique qu’il n’y a eu ni expulsion, ni confiscation.
On nous explique aussi que pour chaque enregistrement, le public laisse une pièce d’identité à l’accueil du studio. Les spectateurs les récupèrent à la fin de l’enregistrement, mais qu’aucune photocopie n’est faite. Cette règle, elle a été appliquée vendredi, de la même façon que pour chaque enregistrement.
Sur le téléphone confisqué, la version de la production est un peu différente. Il aurait été égaré par une personne du public avant d’être rendu à son propriétaire.

Bref, ce matin, c’est parole contre parole pourtant avec des noms comme On n’est pas couché et Nuit debout, on aurait pu penser que l’émission et le collectif avait tout pour s’entendre…