Les confidences de Cyril Hanouna dans Paris Match

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L'animateur de C8 se livre dans une longue interview à Paris Match.

On s‘intéresse aujourd’hui à la couverture de Paris Match en kiosque depuis ce matin. On y découvre Cyril Hanouna comme on ne l’a jamais vu...

Cyril Hanouna pose avec ses deux jeunes enfants et ses amis en Une de Paris Match, hebdo en vente ce matin et qui fait partie du groupe Lagardère, comme Europe 1. L’animateur s’y explique aussi dans une longue interview sur son parcours, ses convictions, son style, son salaire et même sur la religion. Et n’élude aucune critique.

D’abord, racontez-nous ce que l’on découvre dans ce numéro Caroline…

On y voit un Cyril Hanouna qui pour la première fois de sa vie joue la carte people. Il pose avec ses deux enfants Bianca 6 ans et Lino 5 ans, tout de blancs vêtus et photographiés par Gilles Bensimon, une star de la photo. Lino est dans les bras de son papa qui conduit sa Mini Moke, escorté de trois amis d’enfances. Les visages des enfants sont subtilement de profil ou escamotés pour ne pas être trop reconnaissables.

Où ses photos ont-elles été prises ?

Dans la propriété de l’animateur de Touche pas à mon poste. sur les hauteurs de Cannes. Entre palmiers et lauriers jeunes, on découvre un Cyril Hanouna détendu et sportif. Amateur de ping-pong et de tennis, il saute même dans la piscine pour donner le meilleur cliché au photographe.

Que sait-on des coulisses de cette séance photo ?

Catherine Tabouis la rédactrice en chef personnalités de Paris Match que nous avons joint hier nous les a confiées. Cela faisait plusieurs mois qu’elle essayait de monter un sujet avec Cyril Hanouna, qui n’avait jamais fait la une du magazine. C’est le changement de responsables de la communication de Cyril Hanouna qui a changé la donne. Après avoir eu pendant quelques années une attachée de presse indépendante, il a choisi un communiquant de Havas, société dirigée par Yannick Bolloré, l’un de ses meilleurs amis et le fils de Vincent Bolloré, actionnaire principal du groupe Canal+.

Le deal a été conclu après de longues discussions. 

Quel est ce deal ?

Catherine Tabouis l’a convaincu de dévoiler aux lecteurs une autre facette du personnage, son côté tendre, intime, sa paternité. L’animateur a joué le jeu : il a confié une photo d’enfance, une photo avec Emilie, la femme de sa vie depuis treize ans et il a accepté une séance de photo chez lui, dans sa maison de Cannes, pas loin de là où résident aussi les parents de l’animateur. Avec ses enfants pour la première et vraisemblablement la dernière fois et trois amis d’enfance qui séjournent là.

L’équipe de Match a débarqué le 11 août au matin avec Catherine Tabouis, Marie France Chatrier la journaliste, le photographe, son assistant et une maquilleuse. 

Les essayages de tenues, maquillage/coiffure et prises de vues ont durées la matinée. Avant que Cyril ne s’adonne à son autre passion, le tennis. Il rêvait d’être Agassi petit.

La journaliste est revenue en fin de journée pour deux heures d’interview.

Et qu’apprend-on dans cette interview ?

Côté boulot, il revient forcément sur le canular jugé homophobe. "Ce canular n’avait pas lieu d’être. Il était de mauvais goût. Je m’en suis excusé publiquement, très vite". Sur les accusations d’homophobie : "Que l’on me qualifie d’homophobe m’a mis en colère. Tout ce qui m’est intrinsèquement lié va à l’encontre de l’homophobie". Et de citer son éducation, la diversité de ses potes ou les associations comme le refuge qu’il soutient de longue date. A la question Selon vous, il y a eu manipulation ? Il répond "Une grosse manip, même ! Ce mauvais canular a permis à beaucoup de gens de souffler sur les braises pour tenter de me fragiliser, de fragiliser l’émission, la chaîne, ma société et Vincent Bolloré"…

Il parle aussi business. Il dénonce une guerre économique dont il se retrouve partie prenante. Il explique les coulisses du mirifique contrat de 250 millions d’euros pour 5 ans que lui a signé Canal +. Un contrat signé alors que TF1 et M6 voulaient le débaucher. Il confie des échanges de SMS à 2h30 du matin et un coup de fil à 6h30 avec Nicolas de Tavernost, qui a essayé de le retenir. Il parle de son idole : Coluche et avoue rêver de créer "quelque chose comme les Restos du cœur, mais concernant le logement".

Et son objectif de la rentrée : atteindre les 2 millions de téléspectateurs

Se confie-t-il aussi plus intimement ?

Oui. Sur sa conception de l’humour. "Je suis un militant de l’inclusion par le rire : Noirs, Blancs, homos, hétéros, Arabes, Juifs, cathos, petits, gros… Pour moi, tout le monde est sur le même plan, critiquable sans distinguo possible". Sur sa grand-mère avec laquelle il regardait les émissions des Carpentier « J’ai fait mes universités télé avec elle ». Sur son parcours. Son père qui le rêvait médecin. Lui qui se rêvait animateur, même s’il était mauvais lorsqu’il passait sur l’antenne de Comédie où il a commencé à 26 ans par un stage. Sur son rejet de toutes formes de communautarisme.

Et enfin sur la religion. "Je suis juif traditionaliste. Et d’origine tunisienne avec une forte culture arabe. Mais le plus important, c’est que je suis avant tout français". Et sur sa réaction si son fils lui annonçait plus tard qu’il aime les hommes : "Je n’en ai rien à faire. Si mon fils est heureux, je le serai aussi".

Que retient-on de ces confidences ?

Après des séquences polémiques, deux lourdes sanctions du CSA : 3 semaines sans publicité et 3 millions d’amendes, l’animateur laisse place à l’homme qui apparaît dans toute son humanité. Bon père de famille. Bon fils et petit-fils.  On découvre un homme attachant, responsable, fidèle et presque rassurant. A l’heure où la rentrée des talk shows s’annonce ultra concurrentielle, c’est un point de marqué… en attendant la suite. Puisque l’homme sera dans TVMag, le supplément du Figaro dès le 2 septembre.