Guerre médiatique autour de Michel Polnareff

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Hospitalisé depuis une semaine, Michel Polanreff a annulé les deux dernières dates de sa tournée. Gilbert Coullier, son producteur, ne pense pas que ce soit la santé du chanteur qui l'empêche de monter sur scène mais tout simplement un caprice.

L’info média qui fait la une ce matin, c'est cette guerre médiatique autour de Michel Polnareff. Hospitalisé depuis une semaine, le chanteur a annulé les 2 dernières dates de sa tournée pour raisons médicales. Une version que conteste Gilbert Coullier, le producteur de Michel Polnareff.

Des révélations qu’on a pu découvrir hier dans le Journal du Dimanche.

Oui, c’était même la une du JDD hier, sous ce titre “L’étrange mal de Michel Polnareff”. Une grande enquête dans laquelle on apprend que le producteur de la star ne croit pas une seconde dans la version officielle qui court depuis une semaine. Il ne croit pas que Michel Polnareff soit aussi malade qu’il le prétend.

Il en veut pour preuve les constatations de l’huissier de justice à qui il a demandé de se rendre dans l’hôtel du chanteur le soir où Michel Polnareff a annulé son concert parisien contre toute attente. C’était il y a 10 jours.

Et le récit de cet huissier est plutôt étonnant. Alors que ses fans se morfondent devant la salle Pleyel où leur idole devait donner l'avant-dernier concert de sa tournée et qu’il vient de diffuser quelques minutes auparavant une vidéo dans laquelle il se dit dans un état d'épuisement total, Polnareff est au comptoir de l'hôtel Peninsula. Au bar de l’établissement, il réglera une addition de 360 euros, avant de dîner, avec sa compagne et son attaché de presse.

Une situation qui énerve Gilbert Coullier. Il juge inexcusable le comportement de son artiste. Il semble comprendre à ce moment-là que ce n’est pas l’état de santé de Michel Polnareff qui l’a conduit à annuler son concert, mais qu’il s’agit simplement d’un caprice, d’un refus de monter sur scène.

Ce matin, la riposte se dessine…

Et cette riposte, on la découvre dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France. Cette fois, c’est le médecin du chanteur qui entre en piste.

Depuis le début de la semaine dernière, des informations parfois contradictoires ont circulé sur l’état de santé du chanteur âgé de 72 ans. On apprenait d’abord qu’il était victime d’une embolie pulmonaire, que son pronostic vital était engagé, avant d’apprendre qu’il s’était finalement remis de cet accident.

Le Docteur Philippe Siou, qui a pris en charge Michel Polnareff à l’hôpital américain de Neuilly, défend son diagnostic. Il rappelle que ce diagnostic engage sa responsabilité. Il sous-entend qu’il ne prendrait certainement pas le risque de falsifier des constatations médicales pour justifier un caprice.

Une manière de couper court à ce qu’insinue l’entourage du producteur Gilbert Coullier, qui semble penser quant à lui que l’hospitalisation de Michel Polnareff serait une manière d’accréditer, a posteriori, une décision beaucoup plus personnelle.

Mais alors pourquoi le torchon brûle-t-il entre le chanteur et son producteur ?

Eh bien, ce serait une histoire de gros sous. Le coût de l’annulation des deux derniers concerts du chanteur est estimé à près de 500 000 euros. Un manque à gagner qui pourrait être compensé par les assurances de la société de production. Sauf que voilà, Gilbert Coullier n’aurait pas souscrit d’assurances pour les 2 concerts annulés par Michel Polnareff et aurait alors tout intérêt à prouver que c’est la désinvolture de son chanteur qui serait en cause, et non son état de santé.

C’est la théorie que semble défendre ce matin l’attaché de presse de la star, Fabien Lecoeuvre.

Désormais, on assiste à un bras de fer. D'un côté, un chanteur fatigué, mais aussi un peu mégalo, jamais avare lorsqu'il s'agit d'écrire sa propre légende. De l'autre un producteur, dont on a dit à un moment qu'il prenait un très gros risque financier en engageant Michel Polnareff sur une tournée de 40 dates.

Une tournée qui se conclut dans un épais brouillard et dont le dernier acte pourrait se dérouler devant les tribunaux.