Dropped : une erreur humaine serait la cause de l'accident

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Les enquêteurs ont rendu leur rapport sur les circonstances du crash d'hélicoptère en mars dernier survenu sur le tournage de Dropped.

Le fait média du jour, c’est le rapport des enquêteurs sur les circonstances du crash d’hélicoptère, en mars dernier, sur le tournage de Dropped.
Un accident qui a provoqué la mort de 10 personnes, dont les sportifs Florence Arthaud, Camille Muffat et Alexis Vastine. Aujourd’hui, on en sait plus sur les causes de ce drame.

Précisément que dit ce rapport des enquêteurs argentins ?

Il pointe une responsabilité humaine. C’est bel et bien une erreur de pilotage qui est à l’origine de la collision entre les deux hélicoptères. Deux appareils qui participaient au tournage du jeu d’aventures de TF1, le 9 mars dernier, en Argentine.
En clair, les pilotes n’ont pas été en mesure d’évaluer la distance qui les séparait et c’est cette mauvaise appréciation qui a causé l’accident. C’est la conclusion de ce rapport de la Direction d’enquête des accidents de l’aviation civile, l’équivalent argentin du BEA.
En revanche, pas question d’accabler les pilotes en tant que tels, en tant que personnes, des pilotes qui sont morts eux aussi dans l’accident, rappelons-le. Tous deux étaient correctement formés, ils étaient à jour de leurs certifications.

Ce que pointe dans le détail ce compte-rendu, présenté mercredi aux familles des victimes, c’est une combinaison, un faisceau de facteurs. Notamment un manquement dans la préparation du plan de vol et des lacunes dans la planification de cette rotation entre les deux appareils.
Et puis il suggère aussi que les pilotes ont pu être influencé par les besoins du tournage. Le rapport estime "plausible" que la nécessité de réaliser certaines images ait pu être une source de déconcentration pour les pilotes.
Dans le même temps, ce rapport apporte une certitude : les hélicoptères sont totalement hors de cause, ils étaient en bon état.

Neuf mois après l’accident, les enquêteurs argentins donnent des éléments techniques, factuels, mais ils ne déterminent pas de responsables. C’est désormais à la justice de les trouver en s’appuyant sur ces conclusions, écrites noir sur blanc dans un dossier de 45 pages.

Pour les familles des victimes, c’est un premier élément de réponse.

Un élément qui confirme les soupçons des familles de certaines victimes du crash.
Quelques jours seulement après l'accident, Hubert Arthaud, le frère de la navigatrice Florence Arthaud, lui-même pilote d'hélicoptère, avait évoqué la possibilité d'un manque de préparation et de coordination.
C’est aussi le point de vue de Bénédicte Meï. C’est la mère de Lucie Meï-Dalby, journaliste de 36 ans qui a trouvé la mort dans l'accident. Elle était invitée hier soir sur le plateau de BFM TV.

Pour les familles des victimes, le responsable de ces manquements, il n’y en a qu’un seul : c’est AdventureLine, la société de production de Dropped.

Sauf qu’ALP fait une toute autre lecture de ce rapport.

A l’heure actuelle, ce rapport des enquêteurs argentins pointe des faits, mais il ne propose aucune interprétation. Au mieux, des suggestions, des pistes…
Ecoutez l’analyse qu’en fait Mathias Chichportich, l’avocat d’ALP, joint pour Europe 1 par Jean-Jacques Héry.

ALP : hors de cause, tout le monde n’est pas de cet avis. C’est désormais à la justice de le déterminer.