Braquage de Kim Kardashian : la surenchère médiatique

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct
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L'agression dont a été victime Kim Kardashian hier a provoqué un véritable emballement médiatique en France et Outre-Atlantique.

L’info média du jour, c’est l’emballement médiatique autour du braquage de la star américaine Kim Kardashian. Dans la nuit de dimanche à lundi, en plein Paris, l’héroïne de téléréalité a été victime d’un vol à main armée. Vous en avez forcément entendu parler.

Cet événement, il a provoqué une véritable surenchère médiatique.

Hier matin, les antennes étaient en boucle sur le sujet. Les chaînes info l’annonçaient sur leur "scroll", sur le bandeau qui déroule en bas de l’écran. Dans les journaux télévisés, à 13 heures et à 20 heures, sur TF1 comme sur France 2, des reportages, des envoyés spéciaux, pour décrire ce cambriolage retentissant. Même chose dans les magazines d’actu comme Quotidien, Actuality ou Le Grand journal.

Ce matin, c’est au tour de la presse écrite de revenir sur l’affaire. On ne compte pas les éditoriaux consacrés au sujet. Le Parisien en fait même sa Une, sous ce titre "un braquage XXL". Libération offre deux pages à la mésaventure de la star américaine. Le Figaro y va aussi de son traitement, plus discrètement, sous l’angle du fait divers.

Le sujet s’est même invité dans le débat public puisqu’il s’est retrouvé au cœur du débat politique. Une mèche allumée hier matin sur l’antenne d’Europe 1 par Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire de la droite et du centre. Pour elle, la mésaventure de Kim Kardashian est un acte "violent", "traumatisant", mais il pose surtout la question de l’image de Paris et plus largement de la sécurité dans la capitale. Kim Kardashian a été détroussée dans l’appartement privé où elle résidait durant la semaine des défilés parisiens. Elle s’est retrouvée sous la menace d’une arme à feu, ligotée et séquestrée. Pour NKM, c’est l’illustration d’un laxisme des autorités.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, n’a pas tardé à lui répondre : pour elle, c’est un "acte rare", "survenu dans un espace privé" qui ne remet aucunement en cause la sécurité de l’espace public parisien.

Mais alors, pourquoi le braquage de Kim Kardashian fait tellement parler ?

On assiste à un phénomène comparable au récent divorce de Brad Pitt et Angelina Jolie. Des cambriolages, comme des divorces, il s’en produit tous les jours. Mais avec un préjudice dont le montant s’élève à neuf millions d’euros, c’est beaucoup plus rare. C’est dû à l’identité de la victime et à sa notoriété hors norme. C’est elle qui assure une telle caisse de résonance.

Ce matin, Le Parisien évalue l’influence de Kim Kardashian sur les réseaux sociaux. Et les chiffres donnent le tournis : imaginez qu’elle est suivie par plus de 160 millions de fans à travers le monde, sur Instagram, Facebook ou Twitter. C’est trois fois plus que CNN, le média américain le plus suivi sur les réseaux sociaux. C’est 100 millions d’abonnés de plus que le New York Times. La moindre publication sur ses comptes officiels déclenche une déferlante de partages. C’est le cas pour cette photo postée jeudi dernier où elle exhibait fièrement sa bague de fiançailles : celle qu’on lui a dérobée.

Kim Kardashian n’est ni chanteuse, ni comédienne, ni créatrice. C’est une star de la téléréalité, une sorte de star virtuelle, simplement connue et reconnue pour sa chute de reins. Mais elle est parvenue à devenir une égérie du luxe. Le couple qu’elle forme avec le rappeur Kanye West est l’un des plus populaires au monde. Tous deux forment ce qu’on appelle un "power couple". Une mésaventure comme ce cambriolage, il devient mécaniquement un événement majeur.

Et puis ce braquage, il intervient aussi dans un contexte spécifique. Depuis les attentats de 2015, il y a une désaffection des touristes pour la France. Cet événement, il n’inversera pas la tendance et il explique aussi cette surenchère médiatique.