Ces députés LREM qui se plaignent de l’impact de leur fonction sur leur vie de famille

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L'oeil du lab d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Sylvain Chazot du Lab d'Europe 1 nous dévoile les coulisses de la politique.

Sylvain, à la veille des vacances de Noël, les députés de La République en marche semblent au bord de la crise de nerfs.

Oui Raphaëlle. Car vraiment, rien ne va plus du côté de la majorité. Vous vous souvenez de cette députée qui, la semaine dernière se plaignait de sa baisse de revenus depuis qu’elle était élue. 5.000 euros par mois, tout de même. "Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j'ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager", déplorait-elle auprès de L’Opinion, le 13 décembre.

Nouvel exemple hier, toujours dans L’Opinion. Certains députés confient un certain mal-être. En gros, leur vie professionnelle est trop intense. Ils n’ont plus le temps de rien. "On est parti pour un nombre de divorces sans précédent", "à Noël, il va y avoir beaucoup d’ultimatums familiaux, genre 'si tu y retournes, je te quitte'", "à Noël, j'ai encore la tête dans le budget", témoignent certains parlementaires.

J’imagine que l’opposition a dû se faire un plaisir de leur tomber dessus.

Evidemment, certains ne s’en sont pas privés. Les élus Les Républicains Valérie Debord et Sébastien Huygues par exemple, ont moqué ces nouveaux députés "arrivés par hasard ", qui découvrent la dureté du travail parlementaire. Mais ils ne sont pas les seuls. Certains membres de La République en marche, aussi, ont critiqué ces pleurnicheries. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a, elle-aussi, dénoncé les remarques des députés LREM. "Quand on est député, que l’on gagne 5.000 euros par mois et que l’on à la chance de représenter le peuple français, se plaindre, c’est choquant !", a-t-elle estimé.

Ce n’est pas la première fois que des nouveaux députés se plaignent de leurs conditions de travail.

Exactement Alain. C’est même devenu une sorte d’habitude. En l‘espace de six mois, on en a entendu réclamer, je cite. “des horaires humains". On en a vu se plaindre des frais de baby-sitting à cause des séances de nuit ou du rythme intense du processus législatif. Dommage finalement que les députés LREM n’aient pas reconnu le burn out comme une maladie professionnelle. Ils auraient pu en bénéficier.