À quatre jours du congrès, ça tangue à LREM

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L'oeil du lab d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Aurélie Marcireau du Lab d'Europe 1 nous dévoile les coulisses de la politique.

Le congrès de La République en marche se tiendra samedi à Lyon. Christophe Castaner va être élu délégué général mais l’ambiance n’est pas au beau fixe.

Être le parti au pouvoir ce n’est pas si facile, en être le patron encore moins.
On ne peut pas parler de fronde, loin de là, mais pour un mouvement qui a un an, ça tangue un peu. Une centaine de marcheurs envisagent de quitter le mouvement vendredi. Ils protestent contre le manque de démocratie interne : "La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique", écrivent-ils.
Christophe Castaner va être élu à main levée par le Conseil national et il est seul candidat. Pour Arnaud Leroy qui fait partie de la direction collégiale, c’est un peu au revoir et bonne route. Il a déclaré : "Je suis ravi que certains quittent le mouvement. Certains étaient là par opportunisme et ont rejoint le camp des "ronchons". Ils démissionnent et c'est très bien".

Pas forcément facile pour Christophe Castaner à trois jours de son élection.

Non , surtout que même parmi ceux qui sont dans le mouvement, les élus, l’heure est un peu au blues. Ainsi le député Laurent saint martin a expliqué à l’opinion :
Le parti est en état dépressif. Il est difficile d’être un parti de gouvernement surtout quand vous n’avez qu’un an d’existence.
Ceci n’ a pas plu à Christophe Castaner qui a répondu hier à public sénat.
Et le futur patron de La République en marche de mettre en avant les 170.000 nouveaux adhérents depuis six mois. La mise en place des nouvelles instances ne passe donc pas totalement comme une lettre à la poste. Vous l’avez compris, le parti du président connaît une petite crispation, un peu comme un lendemain de fête un peu difficile en somme.