Le mot du jour : explosion

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La revue des éditos est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Chaque matin, Natacha Polony nous présente les différents éditos qui font la Une de la presse.

Le mot du jour : explosion et sa variante, pétaudière

C’est le contraste qui frappe les observateurs ce matin. "La droite est en route pour l'alternance, résume Cécile Cornudet dans les Échos. La gauche prend le chemin exactement inverse et court vers l'explosion". Évidemment, estime Frédéric Barillé dans le Maine Libre, "si la France veut la vérité, comme le dit l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, elle ne saute quand même pas de joie à l'idée de sa purge censée la mener vers le plein-emploi". Dans la Croix, François Ernenwein rappelle que le vainqueur du jour "devra désormais veiller à ce que ses promesses - s'il est élu président de la République - n'ouvrent pas de nouvelles fractures dans la société française". Car comme le rappelle avec un brin d’ironie Alain Dusart, dans l’Est Républicain, "François Fillon se veut libéral. Il est entré en politique en 1976 et n'a jamais mis les pieds dans une entreprise. Il devra démontrer que son fameux logiciel n'est pas celui d'une disquette des années 70, ni celui de Margaret Thatcher, ni d'un jacobin rabougri". "Sa  victoire est avant tout idéologique, estime Jean-Claude Souléry dans la Dépêche du Midi. Une victoire sur le "modernisme" ambiant, le clinquant et le bling-bling, sur le culte du consensus, sur cette "permissivité" soixante-huitarde dont nous sommes peu ou prou les enfants mais dont nous voyons, jour après jour, les dérives et les fourvoiements. Restaurer le pouvoir d'État, oui ! Diminuer le pouvoir d'achat, non !  L'angle d'attaque coule de source pour le futur candidat de gauche. Le seul ennui, c'est qu'aujourd'hui la gauche ne sait plus à quel candidat se vouer" Le problème, nous dit Michel Urvoy dans Ouest France ? "Dans la majorité esseulée, c'est la pétaudière." Alors "face à une gauche atomisée, prévient Xavier Brouet dans le Républicain Lorrain, le risque d'un FN incarnant l'alternative sociale à l'ultra-libéralisme n'est pas mince".