Plan Santé : l'ordonnance du Dr Fillon

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce mardi sur le plan Santé retravaillé de François Fillon.

Ce matin en Une de vos journaux on vous parle de votre santé. Enfin, il y en a un surtout qui vous en parle :
Le Parisien : La nouvelle ordonnance du Docteur Fillon.
Le Figaro : Santé : Fillon clarifie son plan mais ne renonce à rien.
L’Opinion constate que le Chef de l’État, le Premier Ministre et un tiers du gouvernement étaient hier à l’étranger : Le pouvoir en vacance.

Et puis, bien sûr, Donald Trump reste un inépuisable filon pour les journaux :
Libération : Plus que 1.429 jours.

Santé

Tout sur le nouveau programme de François Fillon qui, en fait, est le même qu’avant mais pas tout à fait non plus. "Ferme sur les principes", nous dit Le Figaro, qui compare les programmes. En gros, tout le monde promet de rembourser l’optique, l’audition et les soins dentaires. Mais, allez savoir pourquoi, les Français, sondage à l’appui, sont inquiets pour leur système de santé. L’Humanité, sait pourquoi. En Une, la lente asphyxie des centres de protection maternelle et infantile. En langage budgétaire, on appelle ça une rationalisation. Et puis, La Croix s’intéresse à la campagne du ministère de la santé incitant les Français à rédiger des directives anticipées pour leur fin de vie. Question complexe. Parler de la mort avec des patients âgés, dit un médecin, est parfois violent. "Ce n’est pas parce que vous avez 85 ou 90 ans que vous avez envie de penser à votre mort". Le père Bruno Saintôt, spécialiste d’éthique biomédicale, résume les approches politiques : "À gauche, où la quasi-totalité des candidats proposent de légaliser l’euthanasie, l’approche est très libérale : plutôt que d’affronter collectivement la maladie et la mort, on privilégie les droits individuels sans les adosser à un discours sur la solidarité et la fraternité. A droite, on s’oppose à l’euthanasie mais sans véritablement adosser ce refus à une politique sociale de la santé". Une politique tout court, on en est loin. Le journal Fakir s’intéresse aux auxiliaires de vie, ces aides à domicile, la plupart du temps des femmes, qui s’occupent de nos vieillards. Parce que les départements veulent les faire passer du statut de prestataire à celui de mandataire. La différence ? Aucune sécurité dans les contrats, ce ne sont plus des associations mais les familles qui les rémunèrent. Avec les aléas que cela implique. Dans un contexte de baisse de dotations des départements, les anonymes qui soignent nos vieux comptent peu.

Don du sang

Il y a des domaines particulièrement lucratifs dans la santé. Le Monde publie un article des auteurs d’un documentaire diffusé ce soir sur Arte. Il raconte comment le plasma sanguin devient l’objet d’un marché mondial, les entreprises américaines se fournissant auprès de donneurs pauvres rémunérés. En France, le don est bénévole. Du coup, la France est déficitaire et se fournit auprès de cette filière low cost et industrialisée : "Le sang du pauvre finit dans le bras du riche".

Campagne présidentielle

60 jours de campagne. Et le brouillard est tel que L’Opinion publie un article très sérieusement intitulé : François Hollande, la tentation du recours. Si, si, il y en a qui l’envisagent. Mais le plus intéressant, ce sont les deux articles sur les parrainages et les débats télévisés. La date de lancement de la récolte des parrainages vient d’être reculée de deux jours pour cause de voyage en Chine du Premier Ministre. Deux jours de moins pour les petits candidats. Une mauvaise manière alors que l’obligation faite aux élus d’envoyer eux-mêmes le courrier au Conseil Constitutionnel complique déjà la tâche. Et puis il y a les débats télévisés. Puisque ceux de la primaire ont attiré les foules, les chaînes de télévision veulent en organiser pour le premier tour. Mais là aussi, pas question de s’encombrer avec trop de candidats. On ne prendra que les poids lourds. Pas très démocratique, mais qui s’en soucie ?

Un sympathique jeune homme

L’affaire agite les réseaux sociaux et la presse s’en saisit. Medhi Meklat, auteur du Bondy blog adoubé par France Inter, voit ressurgir les tweets haineux, homophobes et antisémites qu’il a diffusés pendant plusieurs années sous pseudonyme. Ça fait mauvais genre pour celui qui posait en Une des Inrocks avec Christiane Taubira il y a trois semaines. Le Huffington Post et Rue 89 nous expliquent que le jeune homme plaide l’humour et la caricature. Toujours dans le même sens et plutôt pour insulter ceux qui avaient l’outrecuidance de critiquer l’islamisme. Un personnage pour tester la notion de provocation et chercher les limites, explique-t-il. Le problème, c’est que personne ne lui en a posé parce qu’il était tellement jeune et sympathique. D’ailleurs, les Inrocks se défendent en expliquant qu’ils n’étaient pas au courant. Pour ma part, je suis heureuse de savoir que quand Medhi Meklat me traitait de grosse pute et expliquait qu’il ferait bien de moi son mouton de l’Aïd, c’était de l’humour. Et j’ai une pensée pour les vrais humoristes qu’on oblige à s’excuser de leurs blagues.


Missile en approche, cherchez un abri immédiatement. C’est le message qu’ont reçu les employés d’une base aérienne américaine. Alors que Le Monde consacre sa Une à la nouvelle course à l’armement, cette information du site Slate pourrait inquiéter. En fait, les équipes informatiques testaient un dispositif d’alerte et le mail est parti par erreur sur le réseau intranet. Précision aux enquêteurs : pour l’instant, Donald Trump et les hackers russes ne sont pas en cause. Mais en cherchant bien…