Législatives : est-ce que cette élection a encore une raison d'être ?

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce jeudi sur la vague Macron à l'approche du premier tour des législatives.

Ce matin en Une de vos journaux on franchit le Channel :
Le Figaro : Une élection à quitte ou double pour Theresa May.
Ouest France : Brouillard électoral au Royaume Uni.
L’Humanité : Le cap à gauche de Corbyn bouscule les conservateurs.

Législatives

Chez nous, pas de brouillard. On parle plutôt vague, raz de marée. Dans les Échos, Cécile Cornudet se demande si Emmanuel Macron n’a pas péché par hégémonisme. Lui qui avait parlé d’alliage, de droite et de gauche, va se retrouver avec La République en marche et La République en marche. "À quatre jours du premier tour des législatives, écrit Daniel Muraz dans le Courrier Picard, c'est à se demander si cette élection a encore une raison d'être". Le Front National et la France Insoumise, 40% à eux deux au premier tour de la présidentielle, risquent d’être faiblement représentés, s’inquiète Guillaume Tabard dans le Figaro. Léger problème démocratique. Society donne d’ailleurs la parole à Jean-Luc Mélenchon : 10 pages. Sur la violence politique par exemple. À l’heure où certains sont horrifiés par le conflit. "Moi, j’ai dû m’y habituer, dit-il. La vie me l’a infligé". Sur les médias, un "élément central du système qu’il faut détruire. On est passé à une action globale de débordement". Sur les jeunes générations. "La cupidité n’est plus le moteur de leurs rêves. Comment ça tient si les trains se bloquent, si les gens dans les hôpitaux disent qu’ils en ont ras le bol". Un peu plus loin, le magazine signe un reportage dans le monde merveilleux des optimistes. Les accros aux théories comportementales, ceux qui se réunissent dans des ateliers du bonheur. Les adeptes de la pensée positive qui lisent Eric Emmanuel Schmidt et qui relèvent la tête depuis qu’Emmanuel Macron est président. Ceux qui trouvent que le monde va mieux. Ils estiment que c’est par l’optimisme qu’on change les choses, mais si tout va bien, après tout, pourquoi changer les choses ?

École

Libération entrouvre son crâne chauve : Dans la tête du ministre de l’éducation. Il est aussi en Une d’Aujourd’hui en France, qui a retenu cette citation : "il n’est pas normal d’interdire le redoublement". Les Échos publient d’ailleurs un sondage qui montre que les différentes mesures proposées par Jean Michel Blanquer sont plébiscitées par l’opinion : rétablissement des classes bilangues, devoirs faits à l’école, redoublement. Mais un indicateur incite à la prudence : 59% des classes populaires ne font pas confiance à l’exécutif. C’est la lecture de Libération qui permet de comprendre le paradoxe. Libé met en avant ces enseignants et spécialistes en sciences de l’éducation qui défendent les réformes pédagogiques récentes. Celles qui nourrissent la méfiance des Français qui constatent chaque jour les pannes de l’ascenseur social. Mais le journal consacre aussi une enquête à l’Institut Montaigne, think tank proche du patronat et inspirateur des politiques libérales qu’on trouvait dans les programmes de François Fillon et d’Emmanuel Macron. Le nouveau ministre de l’éducation nationale est imprégné de cette logique utilitariste fondée sur les mesures de performances. Mais ceux qui ont promu pendant 30 ans des méthodes qui ne marchent pas sont-ils les mieux placés pour critiquer la logique d’évaluation et d’efficience ?


20 Minutes nous apprend que les vols de reliques sont devenus monnaie courante dans les églises italiennes. Il y avait eu cette fiole contenant quelques gouttes du sang de Jean Paul II. Cette fois, les cambrioleurs ont emporté un petit autel en or contenant des fragments du cerveau de Saint Jean Bosco, fondateur de l’ordre des Salésiens. De fait, il peut y avoir des nécessiteux.

EN DIRECT :  le 1er tour des élections législatives 2017, le 11 juin sur europe1.fr