Jean-Luc Mélenchon concentre les attaques

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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En hausse dans les sondages, le candidat de la France insoumise essuie les attaques de ses concurrents.

Ce matin en Une de vos journaux, des candidats et des fantômes. Un candidat, surtout : Libération : Le moment Mélenchon. L’Humanité : La cote de Jean-Luc Mélenchon affole les puissants. Dans les Echos : Fillon-Macron, ce qui les oppose vraiment. Mais le fantôme est là, c’est celui de François Hollande : L’Opinion : L’appel du pied des hollandais à Macron. Et le Figaro qui rappelle le bilan : Dette, déficits : l’héritage empoisonné du quinquennat.

13%

Libération nous le rappelle, c’est l’augmentation du nombre de cancers d’enfants entre les années 1980 et 2000. Des cancers d’origine « environnementale ».

US et Corée du Nord

Le Figaro consacre une double page à la Syrie. Mais Libération et l’Opinion s’intéressent surtout à ce qui se passe en Asie du Sud-Est. Ce n’est pas un hasard si Donald Trump a choisi de frapper la Syrie pendant sa visite au président chinois. Libération nous raconte la panique sur les réseaux sociaux en Corée du Sud. Les plus catastrophistes envisagent une fuite à l’étranger et s’interrogent avec dérision sur la moins pire des destinations dans la région. Donald Trump a suggéré qu’il pourrait atténuer son différend commercial en échange d’une reprise en main de Kim Jong Un par Pékin. Derrière cela, la lutte de pouvoir, aux Etats Unis même, entre l’administration Trump et l’establishment américain, qui a fait de la Russie son principal ennemi. Dans ce jeu à plusieurs inconnues, les européens auraient tort de chercher à distinguer les gentils et les méchants.

Présidentielle

Il est l’homme du jour, celui qui concentre toutes les attaques. Mélenchon, utile chiffon rouge écrit Cécile Cornudet dans Les Echos. "Ils l’avaient sous-estimé ; ils décident désormais de débusquer l’impudent. François Fillon s’appuie sur la peur suscitée à droite par la perspective d’un duel Mélenchon-Le Pen pour appeler son électorat à la raison. Emmanuel Macron pense qu’après avoir bénéficié d’un vote utile contre Marine Le Pen, il réussira à susciter un vote utile contre Jean Luc Mélenchon." Dans Aujourd’hui en France c’est Jacques Généreux, l’économiste de la France insoumise qui s’emploie à rassurer. La réaction des marchés est toujours irrationnelle et ce qui ennuie les banques, dit-il, c’est surtout le projet qui consiste à permettre à l’état de se financer directement auprès de la banque centrale sans passer par elle. Sur le site Causeur, un économiste souverainiste explique pourquoi, il s’apprête à voter Mélenchon. Grâce à une affiche de Benoît Hamon. On y voit le candidat marqué socialisme. A sa droite Emmanuel Macron et la mention libéralisme. A sa gauche Jean Luc Mélenchon et la mention patriotisme. Visiblement une tare aux yeux du PS. Mais la presse bruisse surtout de l’entretien accordé par François Hollande à Franz Olivier Giesbert dans Le Point. "Il y a un péril face aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte." Retour à l’envoyeur du capitaine de pédalo, s’amuse Philippe Marcacci dans l’Est Républicain. Soutien subliminal mais contre-productif à Emmanuel Macron, juge Jean Marcel Bougreau dans La République des Pyrénées. Il s’ajoute à la longue liste des soutiens au candidat d’En Marche, après celui signalé par Libération : Wolfgang Schaüble, le ministre des finances d’Angela Merkel. Et puis, dans Le Monde, cette tribune d’économistes français, ceux qui, nous rappelle l’Opinion, avaient appelé à voter François Hollande en 2012.

Du côté des patrons

C’est le journal Fakir qui s’interroge : et si le pire ennemi du petit patron, c’était le gros. Alors que le MEDEF dénonce les charges et le coût du travail, le journal est allé rencontrer des petits patrons de la Somme. Et leur drame, à eux, c’est la pression des grandes entreprises dont ils sont fournisseurs et qui réclament des ristournes à coup de chantage. Certains baptisent cela la technique Drahi : le patron de SFR serait surnommé Monsieur 30% pour le rabais qu’il réclame à ses sous-traitants.

Le Figaro et Aujourd’hui en France nous annoncent que des chercheurs de Berkeley viennent de résoudre un grand mystère : pourquoi les lacets se défont-ils tout seul. Après une observation précise, ils ont démontré que le choc du pied sur le sol pendant la marche est équivalent à 7 fois la gravité terrestre. L’effet fouet des boucles lorsque le pied est en l’air serait responsable du délaçage. On croyait que c’était noué, bien ficelé, et un truc s’échappe. Présidentielle et lacet, même combat.