Ces rues en France qui portent le nom d'esclavagistes

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

De nombreux quotidiens reviennent sur les réformes voulues par le gouvernement mais Libération fait sa Une sur les rues de certaines villes qui portent le nom d'esclavagistes.

A la Une, "Les fantômes de l'esclavage, en France", titre de Libération. Il n'y a pas qu'aux Etats-Unis que le sujet fait débat. Plusieurs villes sont concernées, en particulier les ports ayant participé au commerce triangulaire, comme Nantes et Bordeaux. On y trouve des rues au nom d'esclavagistes. "Faut-il les renommer ?", demande Libé. Pas forcément, répond l'association "Mémoire et Partage". "Si on débaptise, on efface la mémoire. Il vaut mieux expliquer leurs crimes", explique son président, Karfa Diallo. Un avis partagé par Laurent Joffrin, dans son édito. "Insuffisant", répond le Cran, le Conseil représentatif des associations noires. "Les rues ne sont pas faites pour rappeler l'Histoire. Il faut les débaptiser", estime Louis-Georges Tin.

Les réformes voulues par le gouvernement sont en première page de nombreux quotidiens, ce matin. La première, celle de la CSG. Cette taxe va augmenter dès le 1er janvier - alors que la baisse des cotisations sociales, elle, se fera en deux temps, information des Echos. L'objectif est de réduire la facture budgétaire, explique le journal, qui doute que le gain de pouvoir d'achat annoncé par le gouvernement puisse se faire sentir dès janvier - en particulier pour les plus modestes.

Seconde réforme évoquée par les journaux, celle de l'Impôt sur la fortune. "Ce qui va changer", titre Le Figaro. L'ISF va être remplacé par un impôt sur la fortune immobilière. Seule la pierre sera donc concernée. Le but, ici, est de réorienter massivement l'épargne vers l'économie productive, de financer l'économie réelle. "Un impôt d'une injustice absolue", estime Gilles Carrez, député Les Républicains, dans les colonnes du journal : "Il épargne les plus riches, dont le patrimoine est essentiellement financier."

Troisième dossier largement évoqué dans la presse, la réforme du code du Travail. "L'heure de vérité", titrent L'Echo Républicain et Le Dauphiné Libéré. "Le gouvernement abat ses cartes", annonce Le Télégramme, alors que les ultimes consultations ont commencé hier, avec la réception du Medef. Le Medef dont le président Pierre Gattaz vient de s'offrir un magnifique domaine, au cœur du Luberon. Le château de Sannes, avec 35 hectares de vignes. Tout cela, pour 11 millions d'euros révèle Le Canard enchaîné. "Du meilleur effet en pleines négociations sur cette réforme du code du Travail, où le Medef appelle les partenaires sociaux au sacrifice", écrit l'hebdomadaire satirique.

Europe 1 vous en parlait dès hier matin. Le Parisien/Aujourd'hui en France donne quelques précisions aujourd'hui, sur le voyage en France de plusieurs membres du commando de Catalogne. Un aller-retour à Paris, il y a 10 jours, le week-end des 11 et 12 août. Ils ont dormi dans un hôtel d'entrée de gamme à Malakoff, ils se sont rendus dans un centre commercial de Paris, et dans un magasin Fnac. "Aucun dessein anti-terroriste dans cette étrange virée, selon des sources proches de l'enquête", écrit le journal qui précise que les policiers restent prudents. L'intégralité de l'emploi du temps des terroristes n'a pas encore été retracée.

Un témoignage fort dans L'Express, cette semaine. Celui d'un ancien proviseur, qui publie un livre choc aujourd'hui : "Principal de collège ou imam de la République ?", aux éditions Kero. Le "J'accuse" d'un hussard de la République, écrit le magazine. Bernard Ravet, qui a dirigé trois collèges à Marseille, y raconte comment l'islamisme frappe à la porte de dizaines d'établissements, comment il cherche à envahir les salles de classe. Ainsi l'histoire d'un élève, plutôt bon, qui tient, un jour, en classe, des propos tirés de la charia. Il les a lus dans un petit livre, dit-il, un livre qui vient de la mosquée fréquentée par l'un des surveillants du collège. "Le meilleur surveillant", raconte l'ancien proviseur, qui se retrouve seul, sans aide et sans solution face à ce prosélytisme. "Ce monsieur a un contrat de six ans, il est titulaire, on ne peut rien faire", lui dit le rectorat, qu'il s'est empressé d'appeler.

L'Equipe revient sur l'élimination de Nice, en barrage de la Ligue des champions. "Encore raté !", c'est le titre du quotidien sportif, qui peut valoir aussi pour Karim Benzema. L'attaquant du Real Madrid ne sera pas de retour en équipe de France, annonce le journal. Et ce même s'il est en grande forme, et même si d'autres attaquants - Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé - ne sont pas au mieux. Question d'ambiance dans le groupe, et de confiance. Didier Deschamps croit au groupe qu'il a constitué ces derniers mois, explique L'Equipe. "A-t-il raison ?", demande Raphaël Raymond. "On le saura la semaine prochaine", écrit-il, une fois que la France aura affonté les Pays-Bas et le Luxembourg, matchs des qualifications pour la Coupe du monde 2018.