Bayrou - Macron : à deux c'est vraiment mieux ?

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient évidemment ce jeudi sur le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron.

Ce matin en Une de vos journaux ils sont deux, ils vivent une idylle et la presse publie les bans.
La Dépêche du Midi : et Bayrou rejoint Macron.
Midi Libre : Bayrou Macron : le coup de théâtre.
Aujourd’hui en France : Bayrou-Macron : à deux c’est vraiment mieux ?
Libération : l’Empire du milieu.
Le Figaro ne se laisse pas émouvoir : Bayrou joue Macron et choisit encore la gauche. Preuve qu’il va falloir redéfinir les concepts.
Et puis, en Une de l’Opinion, Kak s’amuse : France Télécom démonte ses dernières cabines téléphoniques et François Bayrou confie à Marielle de Sarnez : "de toute façon, on allait bientôt être à court de salles de réunion".

Bayrou-Macron

Tournant. C’est le mot d’Emmanuel Macron, et tous les éditorialistes lui emboîtent le pas. L’alliance du golden boy de Bercy et du maquignon du Béarn, comme les surnomme Jean Michel Servant dans le Midi Libre, offre un rebondissement à des commentateurs ébouriffés. "Nouveau coup de théâtre d’une campagne surréaliste, écrit Maud Vergnol dans l’Humanité : c’est le casse du siècle que François Bayrou a organisé avec la ferme intention de faire sauter la banque". Certes, cette offre d’alliance, nous dit Hervé Chabaud dans l’Union, "est aussi une déclaration d’amour vache". "Tout à la fois coach et fournisseur officiel de programme prêt à l’emploi, écrit Michel Klékowicki dans le Républicain Lorrain, Bayrou donne moins l’impression d’offrir une bague à son allié que de lui passer les menottes. Qui plus est, grâce à ce pacte inédit, il se paie un lifting politique complet. Il se pose en rénovateur dénonçant le recyclage des pratiques antérieures. Pile poil dans le créneau marketing du jeune premier Macron. François Bayrou a présenté une sorte de candidature par procuration". Bien sûr, les journaux se font un plaisir de rappeler que celui qui parle le mieux d’Emmanuel Macron, c’est le François Bayrou de Septembre 2016 : "il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois par des intérêts financiers qui ne se contentent pas d’avoir le pouvoir économique, mais qui veulent avoir le pouvoir politique. On a déjà essayé en 2007 avec Nicolas Sarkozy et ça n’a pas très bien marché. On a essayé en 2012 avec Dominique Strauss Kahn et ce sont les mêmes forces qui veulent réussir avec Macron ce qu’elles ont raté avec Strauss Kahn".

Et Benoît Hamon dans tout ça

Un petit article dans l’Opinion nous raconte le parcours des 2 auteurs d’un ouvrage publié en avril 2012 par la fondation Jean Jaurès : Repenser l’action publique. Julia Cagé et Ismaël Emelien sont devenus, l’une responsable du pôle économique dans la campagne de Benoît Hamon et l’autre pièce maîtresse du dispositif d’Emmanuel Macron. Diagnostic de Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean Jaurès : "leur concurrence idéologique actuelle est un petit symptôme de l’éclatement du courant social-démocrate qu’ont longtemps rassemblé autour d’eux DSK et François Hollande, mais elle démontre qu’il est artificiel de considérer ces divergences comme irréductibles". Bref, le changement dans la continuité.

Filles et garçons à l’école

Un peu partout, des comptes rendus du dernier rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes qui dénonce le sexisme inconscient de l’école. Mais dans Les Échos, Jean Francis Pécresse rappelle une vérité oubliée par le HCE. Certes, les professeurs interrogent plus souvent les garçons mais c’est bien leur décrochage scolaire qui prend aujourd’hui une proportion dramatique, en particulier dans les établissements difficiles. "Et si les enseignants portaient plus d’attention aux garçons tout simplement parce qu’ils ont intégré empiriquement que ceux-ci ont plus de difficultés à l’école ? Dans les zones défavorisées l’apprentissage de la virilité se fait trop souvent par le biais d’un échec scolaire qui en devient valorisé". L’urgence, ce serait d’ouvrir les yeux là-dessus.

Publicité

Ça pourrait sembler anecdotique : pour la première fois, le marché français de la pub sur internet a dépassé celui de la télévision en 2016 mais la véritable information, c’est que Google et Facebook encaissent à eux deux les deux tiers de ces 3.5 milliards d’euros. Sur le mobile, segment le plus prometteur c’est 90%. Et c’est au détriment des médias traditionnels alors même que c’est la captation des contenus de ces médias qui permet à Facebook d’être attractif.  On parle encore de libéralisme ?

Trafic de médicaments

C’est un scandale qui passe inaperçu. Il est révélé par une enquête de Sciences et Avenir. Deux spécialistes mondiaux du Sida, dont le professeur Chermann, codécouvreur du virus, ont cautionné la commercialisation en Afrique de l’Immunorex, présenté à tort comme efficace contre le VIH. Entre utilisation abusive du logo de l’ONU et de l’OMS et monnayage de participation à des essais cliniques, certains ont profité largement de la détresse humaine.


Quel rapport entre une robe de mariée, une bouteille d’urine, des sous-vêtements,  une cabine de douche et un congélateur contenant des poulets ? C’est le Journal de Saône et Loire qui nous l’apprend : on trouve tout cela au bord de la route Centre Europe Atlantique, qui traverse le département. La palme revient à Mc Donald : les consommateurs abandonnent des tonnes de sacs de fastfood sur les bas-côtés. Pour la robe de mariée, le journal s’interroge : divorce, cérémonie qui tourne mal ? Il faudra scruter les routes après le passage de la caravane Macron-Bayrou.