"Dialogues citoyens" : "Pas d'effet immédiat d'une telle émission sur l'opinion"

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L'invité d'europe nuit est une chronique de l'émission Europe nuit
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Jean-Daniel Levy, directeur du Département Politique & Opinion d'Harris Interactiv, a analysé sur Europe 1 le comportement de François Hollande lors de l'émission "Dialogues Citoyens", jeudi soir.

Pendant près de deux heures, François Hollande a répondu aux questions des journalistes et des Français, jeudi soir, dans l'émission "Dialogues citoyens", sur France 2. Un exercice dans lequel il est particulièrement adroit, analyse Jean-Daniel Levy, directeur du Département Politique & Opinion d'Harris Interactiv.

"Ça a toujours été sa marque de fabrique". "D'une manière générale, on sait que le président de la République n'est jamais aussi à l'aise que quand il est dans une confrontation directe, soit avec des journalistes, soit avec des citoyens", explique-t-il sur Europe 1. "D'ailleurs, ça a toujours été sa marque de fabrique et ça lui avait d'ailleurs profondément servi dans le cadre la campagne pour la primaire citoyenne en 2011, où on lui reconnaissait, pas toujours la capacité à pouvoir faire un bon président de la République ou à avoir beaucoup d'autorité, mais au moins à pouvoir dire 'je vous comprends, je suis proche de vous'".

Empathie. "Sur la question de la forme, c'est peut-être l'une des émissions où le président de la République a été le plus à l'aise" assure-t-il ainsi. "Dans cet échange, on a pu voir qu'à chaque fois, François Hollande prenait le temps de dire 'non seulement je comprends votre situation, mais je suis en capacité de pouvoir la décrire en tant que telle".

Un effet sur l'opinion ? Pour François Hollande, l'exercice visait surtout à reconquérir une opinion qui lui reste largement hostile, à un peu plus d’un an de la présidentielle. "D'une manière générale, on sait qu'il n'y a pas d'effet immédiat d'une telle émission sur l'opinion. Là, l'objectif de François Hollande, c'était de reprendre la parole et de reprendre l'initiative", avance Jean-Daniel Levy.

"Ce qui lui manque, c'est le soutien de son entourage". "D'une manière globale, on sait ce qui lui manque : c'est un soutien, pas uniquement de la part des Français, mais également de la part de son entourage. Si il arrive, après cette émission, à faire en sorte qu'il puisse avoir plus de ministres, plus de personnes au sein du Parti socialiste ou au sein de la société civile qui disent 'nous avons compris le message de François Hollande, et nous avons un soutien plus important à la fin de son émission qu'au début de cette émission', son pari sera gagné".