Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis en marche contre Emmanuel Macron

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L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
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Maintenant qu'il n'est plus protégé par le président, Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis ont décidé d'entrer en "guerre" contre Emmanuel Macron.

La politique c’est l’opération "destruction Macron". Les amis du Président mesurent sondage après sondage la menace qu’il fait peser sur une probable candidature de François Hollande. Il faut le neutraliser.

"Sky is the limit", ma limite c’est le ciel déclare Emmanuel Macron. Gare aux tirs de missiles. Le Premier ministre Manuel Valls en privé annonce la couleur : "Emmanuel Macron peut détruire la gauche c’est le seul sujet". Question : quelle est la bonne stratégie pour l’en empêcher ? "Le cogner ", la politique "ce n’est pas le monde des Bisounours" prévient encore Manuel Valls. Cette fois, Emmanuel Macron ne bénéficie plus de la protection du président. Les cadres du PS ont reçu consigne du Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis de mener une campagne de dénigrement du malhonnête et déloyal Macron, de riposter à chacune de ses sorties, et bien sûr, interdiction de signer le moindre parrainage pour la présidentielle en faveur de l’impétrant sous peine d’être exclu du parti.

On a du mal à croire qu’on puisse en arriver à un tel niveau de violence,  Valls et Macron ont gouverné ensemble avec François Hollande , ils sont de la même famille.

"J’ai touché les limites du système" cette phrase d’Emmanuel Macron vaut déclaration de guerre contre le système. Le système c’est quoi ? Ce sont les partis, les élus qui gravissent les échelons, les mandats, maire, député, puis ministre, c’est le socialisme municipal dont sont issus Manuel Valls et François Hollande. Pour  eux hors des partis point de légitimité c’est en labourant campagne après campagne que le pouvoir se conquiert. Emmanuel Macron, lui, veut croire qu’il peut révolutionner le système l’affronter, le dominer.  Un peu à la manière d’un Jean-jacques Servan Schreiber dans les années 70. Jeune homme brillant qui veut conquérir le pouvoir à la tête du mouvement des réformateurs, au centre gauche, portant des idées novatrices, et qui voit finalement  son rêve politique se briser. Emmanuel Macron lui est convaincu que l’Histoire ne se reproduira pas qu’il y parviendra. Il devra pour cela terrasser le Parti socialiste.