Le ciel est-il tombé sur la tête de Sarkozy ?

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Avec sa sortie sur "nos ancêtres les Gaulois", c'est un dérapage de plus ! Nicolas Sarkozy les accumule pour préempter le débat politique.

La politique avec la dernière sortie polémique de "Nicolas Sarkozix" sur les Gaulois :  "à partir du moment où on devient Français, nos ancêtres sont les Gaulois". Pluie de critiques et de railleries. Maladresse, dérapage : il semblerait que Nicolas Sarkozy les collectionne.

Il les collectionne absolument : "l’homme n’est pas seul en cause dans le réchauffement climatique", la semaine dernière. Avant cela il y a eu "la peste brune", aujourd’hui les Gaulois. Patrick Buisson remplacé par Gosciny : oui parce que la référence est transparente. Nicolas Sarkozy se réfère "au petit village gaulois qui résiste encore et toujours à l envahisseur". Toujours cette idée que notre identité est menacée par les barbares. Effet garanti : déchaînement de réactions. Ma préférée signée du député PS François Lamy : "Je ne sais pas si les Américains descendent de Mickey et Minie, mais je connais le descendant de Dingo". Dingo ?! Oui Dingo Sarko. Mais l'essentiel pour lui c'est que depuis sa déclaration de candidature L’axe de la vie politique tourne autour de lui. Il polarise le débat, à droite et à gauche. D'où ce festival de dérapages imagés et ça va continuer. A quand une référence à Tintin au Congo pour évoquer nos rapports avec l’Afrique ? 

Ce qui compte en gros Antonin C’est d’être au centre du jeu, quitte à provoquer, à enflammer le débat... 

Le "Karchër", "l’Homme Africain qui n’est pas assez rentré dans l’histoire", "l’instituteur qui ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". La transgression c’est la marque de Nicolas Sarkozy. C’est sa façon de préempter le débat public. Un jour une histoire, un jour une polémique. On retrouve le "story telling" de la campagne victorieuse de 2007 en plus trash. Il impose ses thèmes et son rythme, il est dans le mouvement permanent. Résultat de ces sorties choc: "les Français nous entendent" se félicite l'équipe de Nicolas Sarkozy. Sans doute mais le risque c’est la surenchère dans le n’importe quoi, tomber dans "la caricature" qui peut finir par coûter à Nicolas Sarkozy sa crédibilité.