La chasse au Macron est ouverte

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L'édito politique est une chronique de l'émission Europe matin
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Emmanuel Macron fait peur parce qu’il ne s’effondre pas.

La politique Antonin André c’est la campagne qui entre dans la dernière ligne droite, trois semaines pour se qualifier pour le second tour. Le ton se durcit et un homme concentre les attaques : Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est l’homme à abattre, la cible principale des candidats à la présidentielle, c’est un tournant de la campagne. Les chasseurs les plus virulents viennent de la droite,  François Fillon mène la meute : il pilonne "le Prince de l’ambiguïté", son "populisme mondain", "Candidat de l’ancien régime",  "rebaptisé Emmanuel Hollande". François Baroin dénonce son "hypocrisie", "ses mensonges". A gauche aussi on chasse le Macron.

 Benoît Hamon dénonce "l’imposteur" qui séduit mais trompe les travailleurs, Emmanuel Macron " creux comme un tambour" pour Nicolas Dupont- Aignan.

Marine le Pen elle le surnomme "super chouchou",  le candidat du système et des médias.

 

Qu’est-ce qui a changé en un week-end ? Emmanuel Macron leur fait peur ?

 

Oui c’est exactement ça, Emmanuel Macron subit le sort réservé au favori. Qu’est-ce qui a changé ? Emmanuel Macron fait peur parce qu’il ne s’effondre pas. A gauche, à droite et même dans les médias, il faut le reconnaître, beaucoup croyaient que la bulle Macron finirait par éclater, trop fragile, trop rapide, trop baroque. Mais à trois semaines de l’échéance les salles sont toujours aussi pleines, les sondages toujours aussi hauts, les ralliements se multiplient. D’où l’accentuation des attaques.

Qu’est-ce que ça change pour lui ? 

On va voir ce qu’il a dans le ventre, la promenade est terminée, Affaire Fillon, primaire meurtrière au PS. Jusqu’ici Emmanuel Macron courait dans son couloir bien à l’abri, alors que ses concurrents chutaient les uns après les autres, il est maintenant à découvert  et il va devoir assumer son rôle de favori.

 En ripostant à ses adversaires, il a cogné François Fillon à Marseille "honte" aux Républicains qui font la course derrière le FN, il a fait des allusions claires aux affaires qui plombent son adversaire. Et en démontrant aux électeurs qu’il est solide, cohérent, y compris sur son programme. Tous contre Macron ce sera une des punch line comme on dit du débat de demain soir.