Les fourmis, menace pour l'Australie

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Derrière le buzz est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Une télévision australienne s'est procurée un rapport faisant état d'une menace grandissante pour le pays : les fourmis de feu.

Un rapport commandé par le ministère de l’Agriculture en Australie provoque une certaine panique en Australie : des fourmis tueuses, particulièrement agressives, prolifèrent à une vitesse inquiétante. Il sera bientôt trop tard pour agir. En effet, il ne reste qu’une courte fenêtre de temps pour agir, après il sera trop tard, écrivent les spécialistes, sinon la fourmi de feu aura gagné, envahi tout le territoire, et rien ne sera plus en mesure de la déloger. Or cette fourmi, Samuel, elle est particulièrement ravageuse : Solenopsis Invicta, dévore des hectares de cultures, elle s’attaque au bétail, aux fondations d’immeubles qui risquent de s’effondrer, et pour l’homme elle est particulièrement redoutable. Ses piqûres provoquent de fortes transpirations, des brûlures intenses, c’est pour cela qu’on l’appelle fourmi de feu, en plus de sa couleur rouge. Et certaines réactions allergiques peuvent être fatales. 3000 personnes pourraient mourir chaque année, prévient le rapport, si rien n'est mis en place pour l’éradiquer.
 
Les pouvoirs publics ont vraiment sous-estimé la propagation de l’insecte qui vient d’Amérique du Sud et qui a été introduit en 2001 par le port de Brisbane. Depuis les colonies n’ont cessé de s’étendre, les autorités essayent de les combattre mais sans parvenir à les éradiquer. Il faudrait doubler la dépense au minimum, selon les spécialistes, pour en venir à bout sur les 10 prochaines années : une facture de 380 millions de dollars, lourde, mais c’est une urgence nationale, car les ravages causés par l’insecte pourraient coûter 100 fois ce montant. Aux États-Unis, où elle s’est répandue il y a plus de 50 ans, 5 milliards de dollars sont dépensés chaque année en fumigènes, pesticides, en traitements médicaux, pour la combattre… mais aux Etats-Unis, elle reste dans le Sud, alors que 95% du territoire australien présente pour la bête un habitat favorable. D’ou la panique, et on le comprend, de la population, qui ne veut pas avoir à changer son mode de vie : il ne faut pas penser à se promener en tongues ou faire un pique-nique avec ces carnivores qui sautent sur les pieds. Les Australiens découvrent que leur gouvernement n'est pas pressé d’agir : les ministres de l’agriculture des différents Etats doivent se retrouver en mai, or c’est le temps qui manque pour stopper cette invasion invisible.