VIDEO - Roland-Garros : que deviennent les 60.000 balles utilisées ?

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    c'est votre question est une chronique de l'émission Europe 1 Matin
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    Le tournoi officiel de Roland-Garros débute dimanche. Mais que fait-on des balles de tennis une fois les matchs terminés. 

    Mais que deviennent les balles de tennis une fois qu'elles ne rebondissent plus sur les courts de Roland-Garros ? Pendant les 15 jours du tournoi, qui débute officiellement dimanche 24 mai, ce sont pas moins de 60.000 balles qui seront utilisées. Quand on sait qu’il faut des milliers d’années pour que chacune de ses balles se décompose, que font les organisateurs du tournoi de toutes ces balles quand elles ne servent plus en compétition ?

    Les balles ne quittent pas forcément Roland-Garros. "Une balle de tennis a plusieurs vies à Roland-Garros" nous explique Nicolas Rouyer, journaliste sport à Europe1.fr. Pendant les matchs d'abord, les balles sont changées tous les 9 jeux. Et ce, "afin de garantir une qualité moyenne suffisante sur l'ensemble de la rencontre", précise notre expert.Et puis une fois que ces balles quittent le court, ce n'est pas pour autant qu'elles quittent Roland-Garros. Nicolas Rouyer souligne d'abord qu'une partie d'entre elles est vendue au grand public, à partir de 6 euros la boîte. L'autre partie de ces balles sert aux entraînements. 

    Le recyclage. Une fois que ces balles là ne sont plus utilisables, elles sont recyclées. C'est ce qu'on appelle "l'opération Balles Jaunes" mise en place par la Fédération Française de Tennis en 2009, rappelle le journaliste d'Europe1. En 2014, ce sont environ 1,5 million de balles qui ont pu être récoltées. "Elles sont ensuite broyées, et le résultat de ce broyage va être mélangé à de la feutrine, ce qui va servir à la fabrication d'aires de jeux, de terrain", ajoute Nicolas Rouyer.  Concrètement, pour avoir un ordre d'idée de ce que ce recyclage représente, sachez qu'il faut récupérer entre 40 000 et 50 000 balles de tennis pour réaliser un terrain de sport de 100 m2. Depuis 2009, 26 structures ont pu ainsi être mises en place dans des hôpitaux ou des centres de rééducation pour enfants.

    Réalisation : Maud Descamps