22 Février 1877 : la fin des samouraïs

  • A
  • A
Aujourd'hui dans l'histoire est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
Partagez sur :

Chaque matin, Franck Ferrand nous fait revivre l'histoire à travers les évènements qui ont marqué la date du jour.

A quel 22 février vous a déposé votre machine à remonter le temps ?
Le 22 février 1877, au Japon, le jour qui marque la fin des samouraïs, ces guerriers japonais aux armures magnifiques et au sens de l’honneur implacable.

Pourquoi disparaissent-ils ?
Parce que les samouraïs sont d’un autre âge, c’est un type d’aristocratie militaire qui n’a pas du tout évolué. Face à la modernisation du pays, en cette fin du XIXème siècle, ils ne sont plus légitimes. L’ère Meiji a ouvert l’archipel au monde extérieur. Eux sont la quintessence du vieux système féodal et des structures sociales traditionnelles. Leur rang et leurs privilèges ne résistent pas à ce changement d’époque. Leur révolte - et donc leur fin - était inéluctable.

Les samouraïs vont disparaitre en se battant contre des Japonais…
Exactement. Les samouraïs sont menés par Takamori Saigo, un ancien ministre de l’empereur du Japon. Il a créé une région indépendante et rebelle à Kaghoshima, tout à fait au sud du pays. Evidemment, le gouvernement impérial ne peut laisser faire cet affront. Le 22 février 1877, Saigo attaque avec ses samouraïs le château de Kumamoto, une ville de garnison de l’armée impériale. L’attaque commence bien pour les rebelles, mais après deux jours d’assaut, le château continue de tenir bon. Saigo a sous-estimé ses adversaires. Le siège va durer deux mois ! Il s’achève par un repli des rebelles.

Aucun baroud d’honneur ? Les samouraïs disparaissent aussi simplement ?
Quelques batailles héroïques auront lieu jusqu’en septembre mais les samouraïs sont d’ores et déjà battus. L’ultime confrontation a lieu sur le mont Shiroyama. Saigo, blessé, va devoir s’infliger le Seppuku, le suicide rituel des samouraïs. C’est cet épisode de rébellion qui a inspiré le film "Le dernier samouraï" avec Tom Cruise. Mais c’est une autre histoire…