Whirlpool Amiens : une offre de reprise approuvée par le comité d'entreprise

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Whirlpool Amiens : une offre de reprise approuvée par le comité d'entreprise
L'offre retenue par le CE serait celle de l'industriel picard Nicolas Decayeux.@ Wojtek RADWANSKI / AFP PHOTO / AFP
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Le comité d'entreprise du site a donné un avis favorable à une offre qui reprendrait 236 salariés sur 290. Il attend un feu vert de l'entreprise pour fin juin.

Une offre de reprise du site de Whirlpool à Amiens, promis à la fermeture en juin 2018, a reçu l'assentiment des élus du comité d'entreprise mardi, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

Offre déposée par un industriel picard. "Le comité extraordinaire a étudié les six projets de reprise et un projet industriel nous paraît solide et a reçu un avis favorable à l'unanimité", a déclaré Cécile Delpirou, déléguée CFE-CGC et secrétaire du CE. Selon elle, le projet permettrait de reprendre "236 employés", sur 290 salariés. Cécile Delpirou n'a pas souhaité donner les détails du projet, mais selon une source proche du dossier, il s'agit d'une offre déposée par l'industriel picard Nicolas Decayeux, dont la société fondée en 1872 est spécialisée dans les boîtes aux lettres. "Il a déposé un projet en son nom et pas au nom de son entreprise. Ce n'est donc pas un projet dans les boîtes aux lettres connectées", a indiqué cette source. "On espère qu'on aura fin juin le feu vert de Whirlpool", a ajouté cette source. 

La production délocalisée en Pologne. L'usine de sèche-linge Whirlpool d'Amiens doit fermer en juin 2018, le groupe américain ayant décidé de délocaliser la production à Lodz, en Pologne, pour des raisons de rentabilité. Au total, quelque 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasi en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant pour les plastiques, Prima, installé sur le site même de l'usine, risquent d'être licenciés par le géant américain du gros électroménager, numéro deux mondial du secteur.

Les salariés de Whirlpool à Amiens s'étaient mis en grève entre le 24 avril et le 5 mai, un conflit qui avait fait irruption dans la campagne présidentielle avec la double visite d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.