Vivarte devrait se séparer de la marque de chaussures André

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Le groupe Vivarte devrait annoncer à partir de la fin du mois de janvier sa volonté de se séparer de l'enseigne de chaussures déficitaire André, sa marque phare, qui emploie 750 personnes.

INFO EUROPE 1

Le groupe Vivarte sombre encore un peu plus. Les salariés s’inquiètent d’un grand plan social à venir avec des centaines de suppressions de postes à la clé. Les syndicats sont reçus à Bercy jeudi. Le groupe s’est déjà séparé de plusieurs marques comme Kookaï, Chevignon, Pataugas, et ce n’est pas fini. C’est désormais André, la marque phare de Vivarte qui devrait être vendue, une marque de chaussures connue de tous les Français.

Une marque emblématique. André c’est plus d’une centaine de magasins partout en France et 750 employés. Pour rappel, l’enseigne est tellement emblématique qu’avant de devenir Vivarte, le groupe s’appelait tout simplement André. La vente de la marque devrait être annoncée à compter de la fin du mois.

Des salariés en pleurs. Cette vente inquiète fortement les salariés. "C’est un saut dans l’inconnu", dit-on. Seule certitude, il y aura des suppressions de postes. Cette peur est d'autant plus crédible qu'à chaque cession de filiale chez Vivarte, il y a eu restructuration. "On est très inquiet de savoir comment on va être mangé, si on va disparaître comme notre concurrent, la société Bata. En tant que délégué du personnel et secrétaire du comité d’entreprise, je peux vous dire que j’ai eu beaucoup de gens en pleurs au téléphone. Ils se demandent ce qu’ils vont faire. À court terme, ils ne savent pas du tout", rapporte au micro d’Europe 1 Christophe Martin, délégué CGT chez André.

Une enseigne invendable. Il faut dire qu’André va très mal : l’enseigne perd 10 millions d’euros par an. Selon nos informations, l’enseigne est tellement déficitaire que Vivarte ne peut pas simplement vendre l’entreprise, le groupe devrait rajouter de l’argent pour pouvoir la céder et ainsi en faciliter la vente. "En l’état c’est quasi impossible de vendre André", souffle un bon connaisseur du dossier. Du côté de Bercy, on reste vigilant et l’on suit de très près cette affaire depuis plusieurs mois, confie-t-on.