Viande de cheval : "nous avons été trompés"

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Viande de cheval : "nous avons été trompés"
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EXCLU - Le représentant de l'industrie agroalimentaire réagit pour la première fois au scandale.

C'est la première fois que le représentant de l'industrie agroalimentaire en France réagit depuis la découverte de viande de cheval dans des lasagnes censées être au boeuf en Grande-Bretagne et fabriquées par l'entreprise française Comigel. Invité lundi matin sur Europe 1, Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), a expliqué que l'industrie alimentaire européenne ne souffrait pas d'une mauvaise traçabilité mais uniquement d'un "problème de tromperie".

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"Un problème de tromperie". "Nous ne sommes pas responsables d'une fraude d'un de nos fournisseurs", a-t-il déclaré. "En tant qu'industriels, nous recevons des produits d'un fournisseur qui nous remet un certificat qui certifie que c'est de la viande de bœuf. En l'occurrence, Findus, qu'on cite le plus, a reçu de la viande avec un certificat qui lui indiquait que c'était de la viande de bœuf. Donc nous avons un problème de tromperie, il ne faut pas mélanger les problèmes avec le contrôle de la filière qui reste le meilleur du monde. Nous avons 200 fois moins d'incidents qualité pour 100 millions d'habitants en Europe qu'aux Etats-Unis."

"Nous sommes victimes ponctuellement d'une fraude. On ne peut jamais assurer à 100% qu'on ne sera pas victime d'une fraude...", a-t-il poursuivi, prenant l'exemple d'une carte bleue. "Si un escroc falsifie votre carte bleue, cela ne met pas en cause tout le système de la carte bleue."

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"99,7% des contrôles sont conformes"."Pour vérifier qu'il s'agit bien de viande de boeuf, il faut faire un test ADN, a rappelé Jean-René Buisson. "On ne peut pas faire un test ADN systématiquement à chaque arrivée de produit", a-t-il estimé, soulignant que les industriels étaient régulièrement contrôlés et que "99,7% des contrôles sont conformes."

Tous les produits incriminés ont été retirés de la vente ce week-end, a assuré Jean-René Buisson. Le représentant de l'industrie agro-alimentaire participera cet après-midi à une réunion de crise à Bercy sur le sujet.