Usine Smart : "C'est très dur à vivre"

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L'augmentation du temps de travail sans augmentation de la rémunération passe mal selon Jean-Luc Bielitz, délégué CFDT de l'usine Smart de Hambach.

Un an après, le "travailler plus sans gagner plus" passe toujours difficilement. Les employés de l'usine Smart de Hambach, en Moselle, sont officiellement passés aux 39 heures payées 37, samedi, un an après un référendum consultatif qui divise toujours le personnel. "On voit bien que le passage aux 39 heures n'amène rien, si ce n'est une vie familiale cassée", dénonce le délégué CFDT de l'usine, Jean-Luc Bielitz, interrogé par Europe 1.

Entendu sur Europe 1
Les salariés ne comprennent pas.

"20 samedis travaillés sur 52 semaines, ça fait déjà la moitié du temps au boulot", reprend-t-il. "Ça fait des horaires qui terminent à 23h. Donc les salariés râlent. C'est très dur à vivre." Approuvé à 74% par cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise, le "Plan 2020" n'a été soutenu que par 39% des ouvriers. Il prévoyait un passage aux 39 heures en cette fin d'année, avant un retour aux 37 heures en 2019, puis aux 35 heures en 2020.

Mais pour le syndicaliste, "les salariés ne comprennent pas". La production de l'usine est "basse", explique-t-il : "90 000 véhicules". "Pour continuer à travailler sur la base de 39 heures, on a ralenti les lignes".