Usine Ford à Blanquefort : des "discussions" en cours avec un possible repreneur

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Usine Ford à Blanquefort : des "discussions" en cours avec un possible repreneur
Ford vient d'annoncer un plan de sauvegarde de l'emploi. @ Nicolas TUCAT / AFP
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L'éventuel repreneur n'a pas été identifié, alors que Ford a annoncé le 7 juin l'ouverture de négociations pour un plan social sur le site. 

Ford a engagé des "discussions" non exclusives avec un repreneur possible de son usine de Blanquefort, en Gironde, où le constructeur automobile vient d'annoncer un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), ont indiqué mercredi à Bordeaux le préfet de Nouvelle-Aquitaine et le délégué interministériel chargé du dossier.

"De bons progrès ont été réalisés". "Notre priorité demeure la recherche d'un repreneur présentant un plan de reprise viable pour le site de FAI (Ford Aquitaine Industries, propriétaire de l'usine de Blanquefort)", a confirmé dans un communiqué le constructeur américain, après le comité de suivi organisé à la préfecture de Gironde. Et Ford d'évoquer des discussions avec un éventuel repreneur sans toutefois l'identifier : "de bons progrès ont été réalisés (...) nous espérons avoir davantage à partager dans le courant de l'été".

De son côté, le préfet Didier Lallement a regretté le dépôt du plan social et réitéré son "incompréhension sur la position de Ford (...) puisqu'il ne peut y avoir une bonne reprise avec un PSE", a-t-il souligné. Malgré des "explications (de Ford) à ce stade toujours aussi confuses", le préfet a confirmé "des discussions avec un repreneur" éventuel, avec qui Ford dit avoir "un accord de confidentialité".

Le travail avec un repreneur "paraît sérieux", selon le gouvernement. Côté gouvernement, le délégué interministériel Jean-Pierre Floris a reconnu "avoir perdu la bataille sur le PSE", un PSE qu'il a jugé "absurde" alors que "tout le monde doit se concentrer sur la reprise" du site qui fabrique des boîtes de vitesse. Mais "le travail avec un repreneur me paraît sérieux", a-t-il toutefois ajouté, sans vouloir identifier celui-ci.

Arnaud Baïlo, président de Punch Powerglide Strasbourg, a d'ores et déjà manifesté son intérêt pour l'usine de Blanquefort. Il déclare dans un entretien à Sud Ouest publié mercredi, que son groupe a "l'ambition de se développer en Europe" sur le segment "prometteur" des boîtes de vitesse automatiques, un marché qui correspond selon lui "au savoir-faire des salariés de Ford à Blanquefort".

À l'issue du comité de suivi, parfois houleux selon les participants, avec les représentants de Ford, élus et syndicats ont dénoncé "la langue de bois" et l'"incohérence de la multinationale" en demandant un report du plan social afin d'optimiser les chances d'une reprise. "C'est une honte!" s'est exclamée la maire de Blanquefort, Véronique Ferreira, très impliquée dans ce dossier. Pour la CGT, Philippe Poutou a appelé à "une réunion d'urgence avec l'État qui doit intervenir catégoriquement et fermement" dans le dossier .