Un accident nucléaire majeur similaire à celui survenu en mars 2011 au Japon pourrait coûter à la France environ 430 milliards d'euros au total, selon une étude présentée mercredi par l'IRSN au centre de recherche nucléaire de Cadarache.

Même un "accident grave" de moindre ampleur, dont les rejets radioactifs seraient contrôlés et de moindre ampleur qu'à Fukushima, le coût total pour la France atteindrait 120 milliards d'euros, estiment les experts de l'Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Cette étude est publiée à l'approche du deuxième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, où la fusion du coeur de deux réacteurs a notamment entraîné des rejets massifs de substances radioactives dans l'environnement et fait environ 80.000 "réfugiés radiologiques".

L'IRSN a donc étudié les scénarios impliquant une telle fusion du coeur sur un réacteur français de 900 mégawatts, pour tenter d'évaluer le coût d'un accident, non seulement lié à la contamination de l'environnement mais aussi les coûts humains et indirects pour l'économie.