Dette grecque : ce que Hollande et Tsipras se sont dit

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Dette grecque : ce que Hollande et Tsipras se sont dit
@ REMY DE LA MAUVINIERE / POOL / AFP
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RENCONTRE - Le nouveau Premier ministre grec s'est entretenu avec François Hollande mercredi.

Athènes a "surtout besoin de la France, qui doit jouer un rôle prépondérant, de garant" de la croissance de l'économie européenne. Reçu mercredi à l’Élysée par François Hollande, Alexis Tsipras a enjoint la France à prendre ses responsabilités. Le nouveau Premier ministre grec demande que Paris joue un rôle "prépondérant" pour obtenir une inflexion de la politique européenne.

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"La Grèce n'est pas une menace". Pour Alexis Tsipras, il faut "arrêter cette crise qui s'auto-alimente" par un travail "en commun pour surmonter la crise en Grèce et aider également l'Europe à surmonter la crise". "L'Europe est notre maison commune", a-t-il fait valoir, soulignant que si la Grèce devait "respecter la règle de la cohabitation, (...) tous les pays doivent aussi travailler sur un pied d'égalité" à un "avenir européen commun". Le Premier ministre grec promet : son pays n'est "pas une menace pour l'Europe". "Nous devons mener des réformes en Grèce pour que notre pays devienne crédible", a-t-il dit. "La dette grecque doit devenir viable, je suis persuadé que nous pouvons tous travailler en commun".

Table Hollande Tsipras

© REMY DE LA MAUVINIERE / POOL / AFP

Hollande demande le respect des règles. François Hollande a de nouveau prôné "deux principes", la "solidarité", faisant valoir que Paris et Athènes étaient "dans la même zone monétaire", et le "respect" à la fois du vote "clair" et "fort" du peuple grec, mais aussi "des règles européennes qui s'imposent à tous, et à la France aussi". Évoquant la dette grecque qui atteint quelque 320 milliards d'euros, soit 177% du PIB du pays, il a évoqué de la même manière "le respect par rapport aux engagement qui ont été pris", laissant entendre qu'il n'était pas favorable à une annulation de cette dette. La Grèce doit 40 milliards d'euros à la France, deuxième état contributeur derrière l'Allemagne.

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Sur la "méthode", François Hollande a prôné "le dialogue (...) entre la Grèce et les partenaires européens et internationaux" dans la "transparence, la sérénité et la volonté de déboucher sur un accord". "Ca, c'est l'objectif", a insisté le chef de l'État, qui entend "définir un cadre financier contractuel entre la France et la Grèce" et s'est dit prêt, dans un sourire, à apporter l'"expertise" de la France, "notamment sur la réforme fiscale dont chacun sait que nous sommes des spécialistes".